Violations du cessez-le-feu : Israël frappe le Liban, l’Iran ferme le détroit d’Ormuz

Le cessez-le-feu, pourtant récemment proclamé, a rapidement été mis à mal par de nouvelles frappes israéliennes sur le sud du Liban, entraînant la mort d’une quinzaine de personnes ce samedi 20 juin. Ces attaques surviennent malgré un protocole d’accord signé entre Téhéran et Washington, visant à mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient.

EN BREF

  • Israël a mené des frappes au Liban, tuant environ 15 personnes.
  • L’Iran a fermé le détroit d’Ormuz en réponse à ces attaques.
  • Le cessez-le-feu, négocié entre les États-Unis et l’Iran, est déjà en péril.

La réponse iranienne ne s’est pas fait attendre. Le détroit d’Ormuz, crucial pour le trafic maritime, a été fermé comme mesure de rétorsion. Le commandement central Khatam-al Anbiya a déclaré que cette décision est une réponse directe à « la violation des engagements par l’ennemi ». Le communiqué a également averti que d’autres mesures seraient mises en œuvre si les agressions se poursuivent.

Initialement, les violences avaient connu une baisse significative entre Israël et le Hezbollah, mais les récents événements font craindre une escalade. Ce cessez-le-feu, annoncé lundi dernier, visait à mettre fin à trois mois de conflits meurtriers au Moyen-Orient, promettant un arrêt des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban. Cependant, des bombardements ont été signalés dans l’est et le sud du Liban, avec une vingtaine d’attaques recensées par l’agence nationale d’information libanaise (ANI).

Les frappes israéliennes ont principalement ciblé des positions du Hezbollah en représailles à des tirs de roquettes ayant blessé des soldats israéliens. Plus de 50 projectiles auraient été lancés par le Hezbollah dans la nuit du vendredi au samedi, selon l’armée israélienne. Bien que le Hezbollah n’ait pas revendiqué d’attaques depuis l’annonce du cessez-le-feu, son député Hassan Fadlallah a déclaré que le mouvement avait « pleinement le droit de faire face » à Israël, qu’il considère comme l’agresseur.

Les tensions demeurent vives, avec des explosions visibles côté israélien de la frontière. Des colonnes de fumée s’élevaient au-dessus de la forteresse de Beaufort, un site stratégique pris par Israël en mai. Le Hezbollah a initialement déclenché le conflit en mars, en ripostant à la mort du guide suprême iranien, tué lors de frappes américano-israéliennes.

La récente annonce d’un cessez-le-feu fait suite à une précédente tentative, le 17 avril, qui n’avait pas abouti. L’ambassadeur israélien aux États-Unis a assuré que son pays s’engageait à respecter cette trêve, à condition que le Hezbollah en fasse de même. Ce nouveau cessez-le-feu a été négocié par des médiateurs américains et qataris, après des discussions avec les deux parties.

Dans ce contexte de tensions exacerbées, la situation au Moyen-Orient reste fragile et incertaine. Les engagements des différents acteurs sont cruciaux pour éviter une nouvelle escalade des hostilités, qui pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour la région.