En 2024, la France a enregistré plus de 641 000 décès, avec les tumeurs et les maladies cardiovasculaires en tête des causes de mortalité. Ce constat provient d’un bilan annuel publié par plusieurs organismes de recherche, dont l’agence Santé publique France, l’Inserm et la Drees. Ces organismes soulignent que ces deux types de maladies représentent près de la moitié des décès sur le territoire.
EN BREF
- 641 000 décès enregistrés en 2024 en France, principalement dus aux cancers et maladies cardiovasculaires.
- 27,1 % des décès attribués aux tumeurs et 21,2 % aux maladies circulatoires.
- La mortalité par tumeur continue de diminuer, sauf pour certains cancers spécifiques.
Ce rapport, publié le 23 juin 2026, met en lumière la situation sanitaire en France, où le taux de mortalité a atteint un niveau historiquement bas, avec 777,9 décès pour 100 000 habitants. Toutefois, ce bilan révèle une mortalité qui reste significativement supérieure aux prévisions qui auraient été observées sans la pandémie de Covid-19.
Concernant les causes spécifiques de décès, les tumeurs, qui incluent la majorité des cancers, ont été responsables de 27,1 % des décès en 2024. Dans le même temps, les maladies circulatoires, principalement liées aux pathologies cardiovasculaires, ont causé 21,2 % des décès. Bien que ces chiffres montrent une tendance à la baisse, certaines réalités restent préoccupantes, notamment pour le cancer du pancréas et les cancers du poumon, des bronches et de la trachée, qui affichent une hausse, surtout chez les femmes.
Parallèlement, les maladies respiratoires, qui ne tiennent pas compte des décès liés au Covid-19, continuent de progresser, représentant 8,2 % des décès. Cette augmentation a été en partie attribuée à une épidémie de grippe ayant débuté de manière précoce en 2024-2025, atteignant son pic en janvier 2025.
Les chercheurs ont également commencé à dresser un bilan préliminaire pour 2025, bien que des incertitudes sur les méthodes de calcul demeurent. Les premières tendances indiquent une légère diminution des taux de mortalité liés aux tumeurs et aux maladies cardio-neurovasculaires, reflétant peut-être l’efficacité des campagnes de prévention et de sensibilisation.
Ces données révèlent l’importance cruciale d’une attention soutenue envers les maladies chroniques et les efforts nécessaires pour améliorer la santé publique en France. Les progrès réalisés dans la lutte contre certaines formes de cancer et les maladies cardiovasculaires doivent être poursuivis pour réduire encore davantage ces chiffres alarmants.
En somme, bien que la situation s’améliore dans certains domaines, il reste essentiel de continuer à investir dans la recherche et la prévention pour faire face à ces défis sanitaires majeurs, qui touchent une part significative de la population française.