À l’approche des soldes d’été 2026, une étude récente révèle une tendance plutôt optimiste parmi les consommateurs français. Selon le baromètre OpinionWay réalisé pour la fintech de paiement Mollie, le budget moyen que les Français envisagent de consacrer aux soldes s’élève à 357 euros, soit une augmentation significative de 124 euros par rapport à l’année précédente. Cependant, seulement 39 % des Français prévoient de participer à ces soldes.
EN BREF
- Le budget moyen des soldes d’été 2026 s’élève à 357 euros.
- 55 % des futurs acheteurs prévoient de dépenser au moins 200 euros.
- 63 % des moins de 35 ans comptent faire les soldes, contre 22 % des plus de 65 ans.
Ce montant de 357 euros ne doit pas être interprété comme le budget global par Français, mais plutôt comme la dépense moyenne envisagée par ceux qui participeront effectivement aux soldes. Parmi eux, plus de la moitié, soit 55 % des participants, prévoient de dépenser au moins 200 euros. Ce constat indique que les grandes emplettes restent une priorité pour une partie des consommateurs.
Les jeunes adultes, en particulier, affichent une volonté marquée de profiter des promotions. Près d’un quart d’entre eux achète en période de soldes par besoin, ce qui souligne un contraste entre l’attrait pour les bonnes affaires et les contraintes budgétaires. Cette dynamique est révélatrice de la situation économique actuelle, où une part importante des jeunes adultes navigue entre l’envie de consommer et la nécessité de gérer un budget serré.
Des disparités notables selon les régions
Les résultats de l’étude, réalisée fin mai 2026 auprès de 1 060 personnes, montrent également des disparités régionales significatives. Les habitants de l’Île-de-France affichent un budget moyen de 381 euros, bien au-delà de celui des résidents des communes rurales ou des petites villes, qui optent pour des dépenses plus mesurées. Ces écarts soulignent l’importance de l’environnement économique local dans le comportement d’achat des Français.
La répartition des dépenses pour les soldes indique également une préférence marquée pour les vêtements, avec 75 % des répondants les plaçant en tête de liste. D’autres secteurs, comme les articles pour enfants et l’électroménager, attirent également l’attention, chacun avec 39 % d’intentions d’achat.
Les choix d’achat et les comportements des consommateurs
Les parcours d’achat évoluent, avec 48 % des consommateurs qui privilégient les magasins physiques, tandis que 23 % opteront pour le tout en ligne. Malgré la multiplicité des rabais, une fidélité marquée aux enseignes habituelles se dessine, avec 89 % des répondants affirmant qu’ils resteront fidèles à leurs marques préférées. Seuls 21 % envisagent de se tourner vers des marques jugées trop coûteuses le reste de l’année.
Cette fidélité au lieu d’achat souligne un aspect intéressant du comportement des consommateurs : malgré les occasions de faire des économies, ils restent attachés à leurs enseignes de confiance. Comme l’a souligné Adrien Dupuis, Country Manager de Mollie France, les solutions de paiement flexibles, comme le BNPL (Buy Now Pay Later), jouent un rôle crucial pour les jeunes adultes, leur permettant de gérer leurs dépenses tout en accédant à des produits qu’ils désirent.
En somme, les soldes d’été 2026 s’annoncent comme un moment clé pour de nombreux Français, où les enjeux financiers, les choix d’achat et les comportements de consommation seront à l’épreuve dans un contexte économique fluctuante. Les chiffres et les tendances observés dans cette étude pourraient influencer non seulement les décisions d’achat des consommateurs, mais aussi la stratégie des enseignes pour les mois à venir.