Une Française de 54 ans, ainsi que ses cinq enfants, ont été secourus dans le nord-ouest du Pakistan après avoir été retenus prisonniers par son mari pendant plus d’une décennie. Les autorités locales ont révélé cette affaire mercredi 24 juin, soulignant la gravité des abus subis par la famille.
EN BREF
- Une mère française et ses cinq enfants secourus après dix ans de maltraitance.
- Le mari arrêté le 18 juin après qu’un des enfants a alerté les autorités.
- La famille transférée dans un foyer d’accueil en attendant leur retour en France.
Le 18 juin, la police a arrêté le mari à leur domicile de Bara, une ville du Pakistan, suite à l’évasion d’un des fils qui a pu alerter les forces de l’ordre. À leur arrivée, les policiers ont découvert la mère et ses enfants dans une pièce en très mauvais état, plusieurs d’entre eux présentant des blessures et des cicatrices visibles.
Dans une interview accordée aux médias locaux, la femme a décrit son époux comme un « homme violent » qui leur infligeait des sévices tant physiques que psychologiques « au quotidien ». Elle a précisé qu’elle et ses enfants étaient privés de liberté et n’avaient pas le droit d’interagir avec le monde extérieur.
« Mon mari ne s’occupait pas de nous comme il aurait dû le faire en tant qu’époux et père de mes enfants. Il nous battait et faisait peser une pression constante sur nos vies », a-t-elle déclaré dans sa déposition à la police. Elle a également exprimé son désespoir quant à leur situation : « J’avais le sentiment que mon avenir était déjà gâché et que celui des enfants le serait aussi. »
Un responsable de la police a confirmé à la BBC Urdu que les deux enfants aînés avaient dû interrompre leur scolarité, tandis que les trois plus jeunes, nés au Pakistan, n’avaient jamais été scolarisés. Cette situation tragique met en lumière les abus dont certaines familles peuvent être victimes dans des contextes de violence domestique prolongée.
Après leur sauvetage, la mère et ses enfants ont été transférés dans un foyer d’accueil où ils reçoivent le soutien nécessaire pour se reconstruire. Ils prévoient de retourner en France, où ils pourront enfin retrouver un semblant de vie normale, loin des abus et de la souffrance qu’ils ont endurés pendant toutes ces années.
Cette affaire soulève des questions sur la protection des victimes de violences domestiques, notamment dans des contextes où les femmes et les enfants peuvent être particulièrement vulnérables. Les autorités pakistanaises, comme les organisations internationales, doivent redoubler d’efforts pour protéger ces victimes et leur offrir les ressources nécessaires pour se rétablir.