Canicule : la CGT réclame l’interdiction de travailler au-delà de 28°C

Alors que la France traverse une période de canicule intense, la Confédération Générale du Travail (CGT) exprime son inquiétude face aux conditions de travail des salariés. Lors d’une intervention sur RMC, le 25 juin 2026, la secrétaire générale du syndicat, Sophie Binet, a appelé à établir une température maximale pour le travail, suggérant de fixer cette limite à 28°C pour les métiers physiques et à 30°C pour les emplois sédentaires. Cette demande fait écho aux recommandations de l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS), qui souligne les risques pour la santé au-delà de ces seuils.

EN BREF

  • La CGT demande l’interdiction de travailler au-delà de 28°C.
  • Sophie Binet souligne les risques pour la santé des travailleurs.
  • Des avis divergents émergent sur la gestion de la canicule au travail.

Sophie Binet a déclaré : « C’est un vrai problème : le code du travail ne prévoit pas de température maximum. Il faut le changer. » Elle a exprimé son indignation quant à l’absence de mesures préventives, affirmant que cette canicule pourrait causer des décès au travail. Elle a également proposé la mise en place d’un droit de retrait climatique pour protéger la santé des travailleurs.

Les réactions à cette demande ne se sont pas fait attendre. Lors de l’émission, l’avocat Charles Consigny a réagi en appelant à la prudence. « Il faut faire preuve de discernement, évidemment qu’il ne faut pas faire travailler les gens sur les toits ou les chantiers, » a-t-il déclaré. Cependant, il a également mis en garde contre les abus potentiels, affirmant que certains pourraient profiter de la situation pour éviter de travailler. « Aujourd’hui, tout est prétexte pour ne pas travailler, » a-t-il ajouté, tout en mentionnant qu’il est possible de travailler dans un bureau sans climatisation.

Les débats autour de la gestion de cette canicule se poursuivent. Baptiste Des Monstieurs a souligné que mettre la France à l’arrêt serait contre-productif, plaidant plutôt pour des investissements dans la climatisation des écoles, hôpitaux et maisons de retraite. Il a fait remarquer que certaines professions, comme les services de secours ou les caissières, continueraient de travailler malgré les températures élevées.

Un autre intervenant, l’économiste Pierre Rondeau, a partagé son exaspération face aux conditions de vie actuelles. « Je n’arrive plus à travailler parce qu’il fait 42 degrés à Paris, » a-t-il déclaré, ajoutant qu’il ressentait une fatigue intense en raison de la chaleur. Rondeau a aussi critiqué l’absence d’infrastructures adaptées, comme des arbres ou des îlots de fraîcheur, dans les zones urbaines. « On n’a rien fait depuis 50 ans, » a-t-il insisté.

La situation demeure préoccupante, avec plus de 50 millions de Français en vigilance canicule rouge. Le pic de chaleur enregistré mercredi dernier est le plus élevé jamais constaté sur le territoire. Alors que les températures continuent de grimper, la question de la santé et de la sécurité des travailleurs devient urgente, et les avis divergent sur la meilleure manière d’y faire face.