Depuis l’annonce de sa grossesse, Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, partage un récit poignant sur les défis rencontrés pour agrandir sa famille. Déjà mère d’un petit garçon de sept ans, elle a dû faire face à un parcours semé d’embûches, marqué par des fausses couches et des questionnements médicaux restés sans réponse pendant une période prolongée.
EN BREF
- Marine Tondelier évoque son parcours difficile en procréation médicalement assistée (PMA).
- Elle a dû se rendre en Belgique pour un diagnostic pré-implantatoire non autorisé en France.
- Le coût de cette démarche soulève des questions sur l’accès égal aux soins.
Dans une interview accordée à Elle à la fin de mars, elle a révélé sa grossesse, une nouvelle empreinte d’émotion compte tenu des épreuves surmontées. “J’ai eu le choc d’apprendre à la première échographie que la grossesse n’irait pas au bout. J’ai vécu des semaines très difficiles. Quelques mois plus tard, je suis tombée enceinte (…) Un ‘bébé miracle’, comme on dit”, avait-elle confié.
Pourtant, cette heureuse issue ne masque pas un parcours de PMA parsemé d’obstacles. Dans le podcast ICI Gamètes, consacré à l’infertilité, elle a partagé des détails sur une démarche qu’elle n’avait jamais évoquée auparavant. “Je ne l’ai jamais raconté parce que je ne voulais pas que ça obstrue l’annonce de ma grossesse avec des polémiques”, a-t-elle expliqué.
Marine Tondelier a révélé avoir eu recours, avec son compagnon, au diagnostic pré-implantatoire (DPI) en Belgique, une procédure non autorisée en France dans ce contexte. Cette méthode permet d’analyser génétiquement un embryon avant son implantation afin de détecter d’éventuelles anomalies. Elle a découvert à travers ses consultations que les problèmes rencontrés lors d’un parcours de PMA ne se limitaient pas uniquement à l’utérus.
“C’est à ce moment-là où je comprends qu’en fait, les causes liées à l’utérus, tous les trucs qu’on peut investiguer, c’est 20 % des problèmes possibles. Après, il y a l’embryon, c’est 80 % des causes. Et pourquoi on regarde pas de ce côté-là ? Elle dit : ‘En France, c’est interdit’”, a-t-elle raconté. Intriguée par cette situation, elle a décidé de s’informer davantage sur cette pratique.
Elle a alors choisi d’aborder le sujet avec son médecin, qui l’a informée que le DPI est autorisé dans certains pays. “Et là, gros vertige”, a-t-elle poursuivi. Face à cette réalité, le couple a pris la décision de traverser la frontière pour se rendre en Belgique, où cette procédure est accessible.
Cependant, cette démarche a un coût élevé. Marine Tondelier a indiqué avoir dépensé près de 10.000 euros pour bénéficier de cet examen. Elle souligne que cette somme pose des questions cruciales sur l’égalité d’accès aux soins. “Encore une fois, ça pose beaucoup de questions éthiques liées non pas à l’acte en lui-même, mais au fait de savoir qui peut se le permettre ou pas”, a-t-elle reconnu.
À travers son témoignage, Marine Tondelier met en lumière les défis de nombreux couples confrontés à des problèmes d’infertilité et questionne les inégalités qui persistent dans l’accès aux soins de santé reproductifs en France. Son parcours soulève des interrogations essentielles sur les choix disponibles pour les personnes confrontées à des difficultés similaires.