Corinne Masiero évoque son passé de SDF pour sensibiliser au mal-logement

Corinne Masiero, actrice emblématique de la série Capitaine Marleau, revient sur son parcours difficile marqué par la précarité. À l’occasion de la diffusion de son téléfilm Un château en Espagne, elle se confie sur ses expériences et l’impact que celles-ci ont eu sur sa vision du mal-logement.

EN BREF

  • Corinne Masiero parle de son passé de SDF pour aborder le mal-logement.
  • Le téléfilm Un château en Espagne sera diffusé sur France 2 le 1er juillet.
  • Elle vit dans une maison communautaire avec d’autres artistes dans le Pas-de-Calais.

Dans une interview accordée au Parisien, Corinne Masiero évoque avec émotion son passé de sans-abri, un chapitre de sa vie qui a laissé des marques indélébiles. À 62 ans, l’actrice s’apprête à partager son nouveau projet, un téléfilm qui traite directement de la problématique du mal-logement, un sujet qui lui tient particulièrement à cœur.

« Quand on a connu la précarité, on sait ce que ça signifie dans les gestes les plus simples, la fatigue, la honte parfois, la débrouille permanente », a-t-elle déclaré. Ces mots résonnent avec une vérité poignante, alors que le mal-logement touche encore près de 350 000 personnes en France, un fait que Masiero n’hésite pas à rappeler pour alerter l’opinion publique.

Le téléfilm Un château en Espagne, qui sera diffusé ce mercredi 1er juillet à 21 h 10 sur France 2, est le fruit de l’engagement de l’actrice envers cette cause. Elle a pris les rênes de la réalisation pour s’assurer que le récit soit authentique et résonne avec les réalités des personnes vivant dans la précarité. « Je voulais que ça sonne juste », affirme-t-elle.

Masiero ne cache pas que son expérience personnelle a été une source d’inspiration pour le film. « J’ai vécu des choses qui m’ont permis d’apporter au film des détails très concrets, des situations, des sensations, des réalités du quotidien », explique-t-elle. Ce projet est donc plus qu’un simple téléfilm pour elle ; c’est un moyen de donner une voix à ceux qui ne sont souvent pas entendus.

En dehors de sa carrière d’actrice, Corinne Masiero a choisi un mode de vie atypique. Avec son compagnon, Nicolas Grard, ils vivent dans un petit village du Pas-de-Calais, dans une maison communautaire partagée avec d’autres artistes. « On vit dans un truc qui n’est pas très normé. Ce n’est pas une personne ou un couple avec des gosses. On est huit adultes », a-t-elle expliqué sur le plateau de Sept à Huit sur TF1. Cette cohabitation, selon elle, favorise la créativité et le partage, tout en leur permettant de rester ancrés dans la réalité.

Ce choix de vie reflète son engagement pour des valeurs de solidarité et de créativité collective. Dans cette maison, ils organisent des spectacles, des festivals et des ateliers, contribuant ainsi à la vie culturelle de leur région.

À travers son film et sa vie, Corinne Masiero continue de témoigner d’une réalité difficile, mais essentielle à aborder. Elle incarne ainsi une voix nécessaire dans le débat public sur le mal-logement, invitant chacun à réfléchir sur la précarité et ses conséquences.