Découverte d’un réseau international de violence sexuelle au Royaume-Uni

Une enquête menée par la National Crime Agency (NCA) britannique a révélé l’existence d’un réseau international d’hommes soupçonnés de droguer et violer des femmes. Huit personnes ont été arrêtées à la suite de ces investigations, qui rappellent les atrocités de l’affaire Pelicot, où des actes similaires avaient été perpétrés sur une longue période.

EN BREF

  • Huit individus interpellés pour leur implication dans un réseau international de viols.
  • L’enquête a révélé 270 suspects utilisant une plateforme en ligne pour organiser des agressions.
  • Les autorités collaborent avec plusieurs pays pour démanteler ce réseau.

Les révélations ont été faites ce jeudi 2 juillet, à la suite d’un signalement effectué par des journalistes allemands en 2025. La NCA a précisé que le réseau, qui s’étend dans des dizaines de pays à travers le monde, utilise des technologies avancées pour échanger des informations et organiser des agressions sexuelles.

Nigel Leary, directeur adjoint de la NCA, a souligné que ces crimes ne peuvent plus être considérés comme des actes isolés. Ils sont, au contraire, devenus de plus en plus organisés. Selon lui, la plupart des agressions sont commises par des partenaires ou des conjoints, souvent sous-détectées et sous-signalées, car les victimes peuvent ne pas se souvenir des faits en raison de la sédation.

« L’ampleur de ce que nous avons constaté jusqu’à présent est profondément préoccupante », a-t-il déclaré lors d’une interview à BBC Radio 4. Cette enquête met en lumière une réalité troublante : les agressions sexuelles sont désormais orchestrées par des réseaux structurés qui profitent des technologies modernes pour cibler leurs victimes.

À ce jour, la NCA a ouvert quatorze enquêtes et a identifié huit victimes qui ont été prises en charge. En parallèle, des éléments de preuve ont été transmis à plusieurs services de police et autorités judiciaires à l’étranger, dans le but de démanteler ce réseau international.

Des enquêteurs venus de divers pays, notamment du Brésil, du Canada, de France, de Hongrie, des Pays-Bas, d’Espagne et des États-Unis, se sont réunis à Londres la semaine dernière. Cette coopération internationale vise à partager des informations cruciales sur les suspects, les victimes et les groupes actifs en ligne.

Cette affaire souligne l’importance d’une réponse coordonnée face à des crimes de cette nature, où les frontières nationales ne doivent pas constituer un obstacle à la justice. La NCA appelle à une vigilance accrue de la part des autorités et du public pour lutter contre ces réseaux criminels qui exploitent les vulnérabilités des personnes.

Les prochaines étapes de l’enquête seront déterminantes pour comprendre l’ampleur de ce réseau et identifier d’autres suspects. La NCA continue d’inviter toute personne ayant des informations à se manifester, car chaque détail peut contribuer à faire avancer la lutte contre ce fléau.