Depuis le début de l’été, la côte basque fait face à un phénomène préoccupant : la prolifération de l’algue toxique Ostreopsis. Cette algue, invisible à l’œil nu, a conduit à l’interdiction de la baignade sur plusieurs plages, mettant en lumière les risques de santé associés à sa présence.
EN BREF
- Des plages de Cénitz à Guéthary et de Senix à Saint-Jean-de-Luz sont fermées.
- Les symptômes d’intoxication peuvent inclure un goût métallique et des problèmes respiratoires.
- Des conseils de prévention sont fournis par l’Anses pour éviter les intoxications.
La situation est préoccupante, car l’Ostreopsis, qui prolifère dans des eaux chaudes, a été détectée sur la côte basque depuis l’été 2021. Les températures supérieures à 20°C favorisent son développement, notamment près des littoraux rocheux. Bien que cette algue soit connue depuis les années 1970 en Méditerranée, sa montée en puissance sur le littoral basque a attiré l’attention des autorités sanitaires.
Le 2 juillet 2026, les plages de Cénitz à Guéthary et de Senix à Saint-Jean-de-Luz ont été fermées à la baignade, précédées par l’interdiction de la plage du Port-Vieux à Biarritz. Ces mesures visent à protéger la santé des baigneurs face à une exposition potentiellement dangereuse.
La principale voie d’exposition à cette algue est l’inhalation des embruns marins. L’Agence nationale de sécurité sanitaire et alimentaire (Anses) prévient qu’il suffit de se trouver à quelques mètres de la mer pour risquer une intoxication. Les fleurs d’eau créées par l’accumulation d’Ostreopsis peuvent générer des nappes marron, mais ces dernières peuvent disparaître rapidement, rendant la détection difficile.
Un des signes distinctifs de la présence de cette micro-algue est la sensation d’un goût métallique dans la bouche, qui peut survenir même sans ingestion directe. L’Anses précise que, même si les symptômes d’intoxication surviennent généralement dans les six heures suivant l’exposition, ils disparaissent habituellement sous trois à quatre jours sans complications.
Les personnes souffrant de problèmes respiratoires, telles que l’asthme, sont particulièrement vulnérables aux effets de l’Ostreopsis. Carole Catastini, coordinatrice de l’expertise à l’Anses, recommande à ces individus d’éviter toute proximité avec le littoral lors des proliférations de cette algue. Pour ceux qui résident ou prévoient de passer des vacances sur la côte basque, plusieurs bons réflexes peuvent réduire le risque d’intoxication.
L’Anses conseille de consulter un médecin si des symptômes d’intoxication s’aggravent ou persistent au-delà de trois jours. En cas de doute, il est également recommandé de contacter le centre antipoison de Nouvelle-Aquitaine pour obtenir des conseils adaptés.
La situation actuelle appelle à la vigilance, car la santé des baigneurs et des habitants de la région pourrait être mise en danger par cette algue toxique. La prévention et l’information sont essentielles pour naviguer en toute sécurité durant cette période estivale.