Chantal Goya appelle à la parole des femmes face aux violences, au cœur de l’affaire Bruel

Dans un contexte où les violences faites aux femmes suscitent de plus en plus d’attention, Chantal Goya s’est exprimée avec franchise lors de son passage dans le podcast Mesdames, diffusé ce vendredi 3 juillet. À 84 ans, l’artiste n’hésite pas à aborder des sujets sensibles, notamment au moment où l’affaire Patrick Bruel, accusé de viol et d’agression sexuelle, occupe le devant de la scène médiatique.

EN BREF

  • Chantal Goya évoque l’importance pour les femmes de s’exprimer sur les violences subies.
  • Elle témoigne de son engagement à intervenir en cas de violences, rappelant des anecdotes personnelles.
  • Les déclarations s’inscrivent dans le cadre de l’affaire Patrick Bruel, qui fait l’objet d’une enquête pour agressions.

Au cours de l’entretien, Chantal Goya a affirmé : « Aujourd’hui, je pense que c’est important qu’elles parlent ». Ses mots résonnent particulièrement dans un climat où les témoignages de femmes victimes de violences se multiplient, incitant à une prise de conscience collective.

Elle a partagé son expérience, soulignant son instinct de défendre les plus vulnérables. « Moi déjà à l’époque, quand quelqu’un embêtait quelqu’un, je lui fonçais dessus, je lui foutais une claque », a-t-elle raconté, mettant en lumière son caractère déterminé. Interrogée sur sa réaction face à un homme maltraitant sa compagne, Goya a révélé sa tendance à intervenir sans hésitation, affirmant qu’elle ne recule jamais devant l’injustice.

« Ah la boîte à gifle. J’ouvre la boîte à gifles et tac tac tac terminé », a-t-elle plaisanté, se remémorant une situation où elle avait réagi vigoureusement à un comportement déplacé. Cette franchise et ce franc-parler étonnent, mais dévoilent une personnalité engagée et sans compromis face aux violences.

En évoquant son partenaire Jean-Jacques Debout, elle a partagé : « Il me dit : “Mais de quoi tu te mêles ?” Mais je me mêle parce que je suis pas d’accord que les gens embêtent cette femme qui est très gentille, qui n’a rien fait ». Son engagement pour la défense des femmes témoigne d’une volonté de ne pas rester passive devant les abus.

Chantal Goya n’est pas seule dans cette lutte. D’autres personnalités, comme Mimie Mathy, ont également pris position face aux accusations contre Patrick Bruel. Mathy, tout en reconnaissant l’importance de la défense des femmes, a insisté sur le fait que les abus ne se limitent pas au milieu artistique.

« Quand on voit le harcèlement moral et sexuel que subissent certaines employées dans des entreprises qui n’ont rien à voir avec le showbiz… le problème est partout ! », a-t-elle déclaré, soulignant l’universalité de ces enjeux.

À travers ces prises de parole, Chantal Goya et Mimie Mathy participent à une dynamique de libération de la parole, essentielle dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Alors que l’affaire Bruel continue de susciter le débat, ces témoignages ouvrent la voie à une réflexion collective nécessaire sur la protection des victimes et la nécessité d’un changement de mentalité face aux violences.

Les récits de ces femmes engagées rappellent que la lutte contre les violences faites aux femmes est un enjeu crucial, nécessitant courage et détermination. Dans un monde où le silence a trop souvent prévalu, il est temps que chaque voix soit entendue et que chaque injustice soit combattue.