Municipales 2026 à Lyon : Grégory Doucet contesté pour avoir salué un médecin palestinien lié au Hamas



Une décision qui suscite de vives réactions. Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a récemment été au centre d’une controverse après avoir décerné le titre de « citoyen d’honneur » à Hussam Abu Safiya, un Palestinien emprisonné par les autorités israéliennes et accusé de liens avec le Hamas. Ce choix, fait le 13 décembre 2025 à l’occasion de la Journée internationale des droits humains, a déclenché une série de critiques parmi les élus et la société civile.

EN BREF

  • Controverse autour du titre de citoyen d’honneur décerné à un Palestinien accusé de liens avec le Hamas.
  • Hussam Abu Safiya est directeur d’hôpital à Gaza et a perdu un fils lors d’une frappe israélienne.
  • Cette décision a provoqué des réactions indignées parmi des politiques français, dénonçant un acte irresponsable.

Hussam Abu Safiya, pédiatre et directeur d’hôpital à Gaza, fait partie des six personnalités mises à l’honneur par la municipalité de Lyon. Selon la mairie, Abu Safiya représente le courage des soignants dans un contexte difficile. Il aurait perdu un fils lors d’une frappe aérienne israélienne après avoir été arrêté par les autorités en octobre 2024.

Une décision controversée

Cette initiative est critiquée par plusieurs personnalités politiques. La députée Caroline Yadan, apparentée au mouvement Ensemble pour la République, a dénoncé ce choix. Sur le réseau social X, elle a affirmé que Lyon honore un « colonel du Hamas », arguant que cela revenait à légitimer une organisation considérée comme terroriste et à soutenir les actes de violence du 7 octobre dernier, lorsque le Hamas a mené une attaque visant Israël. Yadan évoque une déclaration d’Abu Safiya, postée sur Facebook après cette attaque, qui a été interprétée comme une glorification de la violence.

« Et ils pensaient que leurs forteresses les protégeaient de Dieu, mais Dieu les surprit là où ils ne s’y attendaient pas et sema la terreur dans leurs cœurs. »

Hussam Abu Safiya, sur Facebook

Réactions et conséquences

La décision du maire a également provoqué la consternation d’Alain Jakubowicz, président d’honneur de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), qui a exigé des excuses, affirmant que cette décision souvait l’histoire de Lyon. Jean-Michel Aulas, ancien président de l’Olympique lyonnais et candidat aux futures élections municipales, a déclaré être « stupéfait » par cette décision, remettant en question le choix d’importer des conflits étrangers dans les affaires locales. Il a exprimé son ras-le-bol face à ce qu’il qualifie de manœuvres électoralistes.

Cette situation met en lumière un dilemme complexe pour les dirigeants locaux, qui doivent naviguer entre des engagements de solidarité envers des droits humains et les accusations de soutien à des groupes jugés extrémistes. La candidature de Hussam Abu Safiya pour le titre de citoyen d’honneur pose ainsi un problème de conscience, à l’intersection de la compassion pour les victimes et de la lutte contre le terrorisme.

La polémique continue de faire résonner l’écho des tensions géopolitiques dans la ville de Lyon. Que ce soit par des manifestations de soutien ou des critiques virulentes, ces événements interpellent la société sur ses valeurs fondamentales.
Comment concilier engagement pour les droits humains et prudence face à des accusations de soutiens à des mouvements violents ? La discussion reste ouverte.


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