Halle Berry évoque la périménopause et les défis d’un diagnostic erroné

À 54 ans, Halle Berry s’exprime sans détour sur son expérience de la périménopause, un sujet souvent tabou. L’actrice, connue pour son rôle dans Catwoman, décrit une douleur intense, qu’elle compare à « des lames de rasoir » dans son corps. Ce témoignage pourrait bien transformer la perception de la santé intime chez de nombreuses femmes.

EN BREF

  • Halle Berry partage son expérience douloureuse de la périménopause.
  • Un diagnostic initial d’herpès s’est révélé erroné.
  • L’actrice appelle à une meilleure communication sur la santé féminine.

Dans une interview accordée au magazine The Healthy, Halle Berry raconte avoir plongé dans la périménopause à 54 ans, sans comprendre immédiatement la cause de ses symptômes. Les effets de la périménopause, dont la sécheresse vaginale, sont souvent méconnus et peuvent entraîner des douleurs significatives.

Le syndrome génito-urinaire de la ménopause, qui résulte d’une chute des niveaux d’œstrogène, rend les tissus vaginaux plus fragiles et moins souples. Cela peut provoquer de petites déchirures lors des rapports sexuels et des douleurs urinaires fréquentes. Ce phénomène touche près de 90 % des femmes ménopausées, mais beaucoup d’entre elles ne consultent jamais pour ces problèmes, souvent par honte.

Face à ces douleurs, Halle Berry a décidé de consulter un médecin, qui, à sa grande surprise, lui a diagnostiqué l’herpès, sans attendre les résultats de tests. Elle se souvient : « J’ai été horrifiée qu’on me dise que j’avais l’herpès, pour finalement réaliser que ce n’était pas du tout ça. » Les symptômes de l’herpès et de la sécheresse vaginale peuvent en effet se confondre, ce qui complique le diagnostic.

Après que le test d’herpès se soit avéré négatif, Halle Berry a demandé des explications à son médecin, qui a répondu ne pas savoir ce qui se passait. Ce manque de réponse a été un tournant pour l’actrice, qui a décidé de prendre les choses en main. Elle encourage désormais les femmes à changer de médecin si elles ne reçoivent pas des réponses satisfaisantes à leurs préoccupations.

Pour lutter contre la sécheresse chronique, Halle Berry recommande des hydratants vaginaux, qui s’absorbent et retiennent l’humidité de manière plus efficace que les lubrifiants traditionnels. Elle a également lancé un produit avec la marque Juicy Like A Peach, formulé avec du HPMC-5, un gel de cellulose hydratant. « Pensez-y comme une crème que vous appliquez sur votre visage tous les jours, sauf que c’est pour votre vagin », explique-t-elle, évoquant les bénéfices d’une telle routine.

En plus de cela, Halle Berry a exploré des traitements comme la luminothérapie rouge, dont certaines études suggèrent des effets bénéfiques. Elle utilise également un lubrifiant à base d’aloe vera, nommé Let’s Spin. En ce qui concerne les traitements hormonaux, l’œstrogène vaginal demeure la solution la plus prescrite, bien que son accès puisse être limité.

Les experts soulignent que ces traitements atténuent les symptômes, sans inverser les impacts biologiques de la ménopause, qui constitue une phase de vie inévitable pour de nombreuses femmes. En effet, les femmes passent jusqu’à 40 % de leur vie en période de ménopause, un sujet qui reste largement sous-représenté par rapport à la santé masculine.

« On parle bien de dysfonction érectile, il y a des pubs pour le Viagra pendant le Super Bowl ! Pourquoi les femmes ne pourraient-elles pas parler de leurs besoins ? », interroge Halle Berry. Son message résonne comme une invitation à aborder sans tabou la santé sexuelle féminine.

Ce témoignage puissant d’Halle Berry pourrait inciter de nombreuses femmes à oser parler de leurs préoccupations de santé avec leur médecin. Un changement de regard sur la santé intime semble plus que jamais nécessaire.