Les autorités sanitaires américaines ont récemment alerté sur une augmentation inquiétante des infections gastro-intestinales, en particulier la cyclosporose. Ce mardi, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont signalé près de 7 000 cas confirmés ou suspects dans 34 des 50 États, signalant ainsi une épidémie record.
EN BREF
- Près de 7 000 cas de cyclosporose signalés aux États-Unis.
- Les infections liées à des aliments contaminés, notamment des fruits et légumes.
- Critiques accrues sur la gestion des agences sanitaires après des licenciements massifs.
La cyclosporose est causée par un parasite microscopique, dont la transmission s’effectue principalement par la consommation d’aliments ou d’eau contaminés. Les fruits et légumes frais non lavés ou insuffisamment cuits sont souvent en cause. Selon Gwen Biggerstaff, directrice adjointe d’une division des CDC spécialisée dans les maladies d’origine alimentaire, cette situation est particulièrement préoccupante.
Les symptômes de l’infection peuvent inclure des diarrhées sévères, une perte d’appétit, de la fièvre et des vomissements. Ils peuvent persister de quelques jours à plusieurs semaines. L’American Medical Association souligne également que l’infection peut entraîner des épisodes récidivants, où les symptômes s’estompent puis réapparaissent.
Ce phénomène est d’autant plus alarmant que, ces dernières années, les États-Unis enregistraient habituellement entre 500 et 1 000 cas par an. Toutefois, depuis mai, une hausse significative des contaminations a été observée. « Nous constatons cette saison un nombre inhabituellement élevé de cas », déclare Gwen Biggerstaff.
Actuellement, aucune source précise de contamination n’a été confirmée par les CDC. Néanmoins, le Michigan, où la majorité des infections ont été rapportées, examine la possibilité d’une contamination liée à des salades et des laitues. Parallèlement, la chaîne de restauration rapide Taco Bell fait également l’objet d’une enquête sanitaire, selon un rapport du Washington Post.
Cette situation a ravivé les critiques concernant les licenciements massifs effectués l’an dernier par l’administration Trump au sein des agences sanitaires fédérales. Les CDC, en particulier, ont perdu de nombreux experts et ont réduit les activités de l’un de leurs réseaux de surveillance des agents pathogènes alimentaires, ce qui pourrait avoir contribué à l’augmentation des cas.
Les préoccupations grandissent quant à la capacité des agences sanitaires à gérer cette épidémie. Les experts appellent à une réévaluation des ressources allouées à la surveillance des maladies d’origine alimentaire pour prévenir de futures épidémies.
La vigilance et la sensibilisation du public sont désormais plus que jamais nécessaires pour limiter la propagation de cette infection. La cyclosporose, bien que souvent négligée, rappelle l’importance d’une manipulation et d’une préparation alimentaires sûres.