Une épidémie de cyclosporose touche plus de la moitié des États-Unis

Une épidémie alarmante de maladies gastro-intestinales se propage actuellement aux États-Unis. Plus de la moitié des États du pays sont concernés par cette crise de santé publique causée par un parasite alimentaire, selon un rapport des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) publié ce mardi 14 juillet.

EN BREF

  • Près de 7 000 cas de cyclosporose recensés dans 34 États américains.
  • Les autorités suspectent une contamination par des salades et laitues.
  • Taco Bell fait l’objet d’une enquête suite à des témoignages de malades.

À ce jour, près de 7 000 cas, confirmés ou suspects, ont été identifiés dans 34 des 50 États américains. La cyclosporose, provoquée par un parasite microscopique, se transmet généralement par la consommation d’aliments ou d’eau contaminés, en particulier des fruits et légumes frais mal lavés ou insuffisamment cuits. Gwen Biggerstaff, directrice adjointe au sein des CDC, a précisé que cette maladie entraîne des symptômes variés tels que diarrhée explosive, perte d’appétit, fièvre ou vomissements, qui peuvent persister de quelques jours à plusieurs semaines.

Les autorités sanitaires du Michigan, État où la majorité des cas ont été signalés, explorent la possibilité d’une contamination liée à des salades et des laitues. Les enquêtes sont toujours en cours sur plusieurs produits agricoles, mais aucune conclusion définitive n’a encore été atteinte. Les investigations s’intensifient alors que l’épidémie continue de se propager.

La chaîne de restauration rapide Taco Bell est également dans le viseur des autorités sanitaires. Des rapports indiquent que certains clients ayant déclaré avoir été malades avaient consommé des aliments dans ses établissements. Cependant, d’autres personnes, également touchées, n’avaient pas mangé chez Taco Bell, suggérant que l’origine de l’épidémie pourrait être plus large.

Face à cette situation, Taco Bell a réagi en retirant temporairement certains ingrédients de son menu dans plusieurs restaurants du Michigan, notamment la laitue, les oignons, la coriandre, le pico de gallo et le guacamole, en raison d’un rappel national. La direction de l’enseigne a rassuré le public en affirmant que la santé et la sécurité de ses clients demeurent sa priorité absolue. Ils ont également souligné qu’aucun lien n’avait encore été établi entre les cas de maladie et leurs produits ou fournisseurs spécifiques.

Depuis le mois de mai, les infections à la cyclosporose ont connu une augmentation significative, alors que les États-Unis comptaient auparavant quelques centaines à un millier de cas par an. Cette flambée des cas a ravivé les critiques concernant les réductions budgétaires et les licenciements massifs opérés l’année précédente par l’administration Trump dans les agences fédérales de santé, y compris les CDC. Ces coupes ont entraîné une perte d’expertise et une diminution des capacités de surveillance des pathogènes alimentaires, ce qui pourrait expliquer la gravité de l’épidémie actuelle.

Les conséquences de cette épidémie de cyclosporose soulèvent des questions cruciales sur la sécurité alimentaire aux États-Unis et sur la nécessité d’un renforcement des mesures de prévention. Les CDC continuent de surveiller la situation et d’évaluer les risques pour la santé publique, tandis que les enquêtes sur l’origine de cette crise se poursuivent.