Jérôme Barella inculpé pour le meurtre et le viol de la collégienne Lyhanna

Jérôme Barella, âgé de 41 ans, a été mis en examen ce mercredi 15 juillet pour le meurtre et le viol de Lyhanna, une collégienne de 11 ans, retrouvée morte le 4 juin dernier dans le Gers. Cette décision fait suite à une audition qui a duré toute la journée devant un juge d’instruction à Agen, confirmée par le parquet auprès de l’AFP.

EN BREF

  • Jérôme Barella est suspecté de meurtre et de viol sur la collégienne Lyhanna.
  • Il se trouve en détention provisoire depuis son interpellation le 1er juin.
  • Les parents de la victime avaient signalé sa disparition le 29 mai.

Principal suspect dans cette affaire tragique, Jérôme Barella a été interpellé par les gendarmes le 30 mai, un jour après la disparition de Lyhanna. Le magistrat l’a entendu pour la première fois lors de sa garde à vue, mais il avait choisi de garder le silence. Actuellement, il est en détention à la prison de Mont-de-Marsan, où il est placé à l’isolement.

Les résultats de l’autopsie, rendus publics le 24 juin, ont confirmé que la fillette avait été violée, bien que la cause précise de son décès reste indéterminée. Le procureur d’Agen, Olivier Naboulet, a ensuite requis une mise en examen pour « meurtre et viol sur mineure de quinze ans », en raison de la gravité des faits.

Les événements tragiques se sont déroulés dans un contexte de préoccupations croissantes autour de la sécurité des enfants. Lyhanna avait été vue pour la dernière fois le 29 mai, alors qu’elle montait dans la voiture de Barella à la sortie de son collège à Fleurance. Ce dernier, selon les informations, avait déjà une histoire de violences sexuelles, mais n’avait jamais été interpellé ou condamné.

Suite à la disparition de la collégienne, un vaste dispositif de recherche avait été mis en place dans la région de Fleurance. Le corps de la jeune fille a été retrouvé le 4 juin dans un silo agricole désaffecté, un lieu où Jérôme Barella avait précédemment travaillé. Ce drame a suscité une immense émotion et une colère générale face aux dysfonctionnements des services d’enquête, notamment concernant une plainte déposée en août 2025 par la mère d’une autre jeune fille, également âgée de 11 ans, accusant Barella de viols répétés.

La mise en examen de Jérôme Barella ne constitue qu’une étape dans une enquête qui continue de soulever de nombreuses questions sur la sécurité des mineurs et le traitement des plaintes pour violences sexuelles. Les conséquences de cette affaire sont déjà profondes, tant au niveau émotionnel que judiciaire.

Alors que le pays reste sous le choc, les autorités judiciaires se doivent de veiller à ce que justice soit faite pour Lyhanna et sa famille. Il est impératif que de telles tragédies ne se reproduisent plus, et cela commence par une vigilance accrue et un traitement rigoureux des plaintes de violence.