À 38 ans, Karine a fait le choix du salariat en tant que kinésithérapeute dans un centre de rééducation à Saint-Étienne. Après avoir vécu un burn-out professionnel il y a trois ans, elle privilégie désormais la sécurité financière que lui confère son statut salarié, en opposition à la majorité de ses collègues qui exercent en libéral. Avec un salaire mensuel de 2 260 € nets, elle témoigne de son quotidien et de la manière dont elle gère son budget.
EN BREF
- Karine perçoit un salaire net de 2 260 €, incluant primes et allocations.
- Elle gère un budget quotidien pour sa fille de 9 ans et ses dépenses de vie.
- Sa situation financière lui permet d’épargner régulièrement malgré des charges croissantes.
Karine explique : « Tout le monde pense que les kinés roulent sur l’or parce qu’ils sont libéraux. Moi je suis salariée, et franchement, je ne regrette pas. » Séparée, elle vit avec sa fille en garde alternée, ce qui rend sa gestion financière d’autant plus cruciale.
Son salaire, qui s’élève à 2 480 € brut, devient 1 940 € nets après les cotisations sociales. À cela s’ajoutent une prime d’ancienneté de 80 € nets, une prime de fin d’année lissée sur douze mois de 190 € nets, ainsi qu’une allocation familiale de 50 € nets. Au total, son revenu mensuel s’établit donc à 2 260 € nets, un montant qui lui offre une prévisibilité appréciable : « Je sais exactement combien je vais toucher chaque mois, sans mauvaise surprise », confie-t-elle.
Une gestion budgétaire rigoureuse
Karine réside dans un T3 de 62 m² dans le quartier de Bellevue, à Saint-Étienne, où le coût de l’immobilier demeure abordable. Son loyer, à 590 € charges comprises, est considérablement moins élevé que dans d’autres grandes villes françaises. Ses autres charges mensuelles incluent :
- Assurance habitation : 38 €
- Électricité : 42 €
- Mutuelle santé : 65 €
- Forfait mobile : 12 €
- Internet fibre : 25 €
- Assurance auto : 45 €
- Remboursement d’un crédit consommation : 95 €
Karine a également alloué 320 € par mois pour l’alimentation, en privilégiant les marchés locaux pour des produits frais. Elle consacre 60 € à l’essence pour ses déplacements professionnels et 55 € pour les activités extrascolaires de sa fille, qui incluent la natation et la danse. En matière de loisirs, elle se fixe un budget de 90 € pour des sorties occasionnelles et met de côté 40 € pour l’habillement de sa fille.
Épargne et projets d’avenir
En matière de vacances, Karine a prévu un budget annuel de 1 100 €, soit environ 92 € par mois, pour profiter d’une semaine en Ardèche chaque été. Actuellement, elle parvient à épargner environ 145 € par mois sur un livret A, une gestion qu’elle considère essentielle malgré un montant modeste. De plus, elle a mis en place une épargne automatique de 30 € sur un plan d’épargne retraite, une précaution conseillée par sa banque après son divorce.
Bien qu’elle ne prévoie pas de projets immobiliers imminents, Karine envisage de repasser en libéral lorsque sa fille sera plus autonome. « Je gagne moins qu’en libéral, c’est certain, mais je dors mieux la nuit », conclut-elle. Avec 2 260 € nets, elle se situe légèrement au-dessus du salaire médian français, tout en bénéficiant d’un cadre de vie où le coût de la vie est plus abordable qu’à Paris ou Lyon.