Cédric Jubillar : les avocats de Delphine Aussaguel dénoncent ses récentes déclarations

Depuis le début du mois de juillet, Cédric Jubillar a fait des révélations troublantes sur les circonstances entourant la mort de son épouse, Delphine Aussaguel. Après cinq ans et demi de silence, ses avocats et lui remettent en cause la perception des faits, ravivant ainsi une intense couverture médiatique.

EN BREF

  • Cédric Jubillar a avoué avoir tué son épouse en décembre 2020.
  • Les avocats de Delphine Aussaguel critiquent sa version des événements.
  • Le procès en appel est prévu pour avril 2027.

La confession de Cédric Jubillar, intervenant durant une audition à la mi-juillet, a suscité de vives réactions. Dans son témoignage, il décrit une dispute avec Delphine, affirmant : « Elle m’a dit quelque chose qui m’a fait péter les plombs. » Ses mots, rapportés par plusieurs médias, révèlent les tensions qui prévalaient lors de cette nuit tragique : « Je l’ai attrapée par le cou et j’ai serré. Je lui disais, tais-toi, je t’en supplie tais-toi. » Cette version, qui évoque une dispute qui aurait dégénéré, semble difficile à accepter pour les proches de la victime.

Philippe Pressecq, avocat de la cousine de Delphine, a exprimé son indignation face à ces déclarations. Sur Franceinfo, il a déclaré : « J’ai le sentiment qu’il vient de tuer sa femme deux fois. » Ces mots illustrent la douleur persistante de la famille face à ce récit, qui, selon eux, minimise la tragédie vécue par Delphine.

Maître Pauline Rongier, avocate d’une des amies proches de Delphine, a également pris la parole pour dénoncer la façon dont Cédric Jubillar dépeint sa défunte épouse. Elle considère que ses propos constituent une forme de dénigrement : « Beaucoup d’éléments sont à l’évidence totalement faux. » Elle remet en question les accusations formulées par Jubillar, qui prétend que Delphine aurait proféré des insultes à son encontre. Selon elle, ces affirmations visent à inverser les rôles de victime et d’agresseur.

Cette inversion des rôles est au cœur de la défense de Jubillar. Mourad Battikh, l’avocat de l’oncle et de la tante de Delphine, abonde dans le même sens, déclarant qu’il n’apporte « aucun crédit » à la version présentée par son client. Selon lui, cette stratégie narrative semble vouloir justifier l’acte violent en dépeignant Delphine comme l’agresseur. « C’est une position de victime où l’agresseur devient l’agressé. »

Le procès en appel, initialement prévu pour septembre, a été reporté à avril 2027. Ce délai supplémentaire laisse présager une poursuite des débats médiatiques autour de cette affaire, alors que les proches de Delphine Aussaguel continuent de vivre avec la douleur de sa perte.

Au-delà des simples enjeux judiciaires, cette affaire met en lumière des questions plus larges autour de la violence dans les couples et les dynamiques de pouvoir qui peuvent s’y jouer. Les déclarations de Cédric Jubillar, tout en cherchant à se disculper, ouvrent un débat nécessaire sur la manière dont les victimes sont parfois représentées, et sur la nécessité de les écouter et de les défendre face à des récits qui peuvent les dépeindre sous un jour peu flatteur.