Benjamin Biolay défend Barbara Butch et dénonce le harcèlement en ligne

Le chanteur et compositeur Benjamin Biolay a récemment exprimé son indignation face aux attaques dont il a été victime sur les réseaux sociaux. Les critiques ont émergé après qu’il n’ait pas signé une tribune en soutien à la DJ Barbara Butch, qui a subi des manifestations hostiles lors d’un concert à Grenoble.

EN BREF

  • Benjamin Biolay critiqué pour ne pas avoir signé une tribune en soutien à Barbara Butch.
  • Il dénonce le harcèlement en ligne et affirme apporter son soutien à l’artiste.
  • La manifestation contre Butch a été marquée par des slogans et des comportements agressifs.

Ce mardi 21 juillet, Biolay a utilisé son compte Instagram pour répondre à un internaute qui l’accusait de passivité. Ce dernier a partagé une story mettant en avant la tribune signée par 300 personnalités, dont Alain Chabat et Andréa Bescond, apportant leur soutien à la DJ Barbara Butch. En légende, l’internaute a interpellé Biolay, suggérant qu’il dormait encore au lieu de s’engager. En réponse, le musicien de 53 ans a déclaré : « Arrêtez de me harceler en meute. On ne défend pas un artiste en harcelant un autre. Je lui apporte tout mon soutien, comme lors des Jeux olympiques : stop à la haine. Enviez les artistes. Faites-le avec les politiques concernés. »

La polémique entourant Barbara Butch est liée à une manifestation qui a eu lieu pendant son concert, où des participants ont brandi des drapeaux palestiniens et scandé le slogan « Free Palestine ». Cette situation a suscité l’indignation, la mairie de Grenoble ayant dénoncé les « jets de bouteilles en verre » et autres projectiles visant la scène. Le texte de la tribune, rédigé par le militant antiraciste Jonas Pardo, vise à dénoncer les attaques contre les artistes juifs dans l’espace public, en précisant que ces agressions ne contribueront pas à la libération de la Palestine.

Les manifestants justifient leur action en soulignant le soutien de Barbara Butch à des projets controversés, tels que le projet de loi Yadan, ainsi que son concert à l’ambassade de France en Israël l’année précédente. Cette situation illustre les tensions croissantes autour des discours politiques et artistiques, notamment en ce qui concerne la question israélo-palestinienne.

Dans son intervention, Biolay rappelle son soutien à Barbara Butch, similaire à celui qu’il a exprimé lors des Jeux olympiques de Paris en 2024. À cette époque, la DJ avait également été la cible de cyberharcèlement, faisant face à des attaques fondées sur son poids, sa religion et son orientation sexuelle. Des peines allant de quatre mois d’emprisonnement avec sursis à dix mois de prison ferme avaient été prononcées par le tribunal correctionnel de Paris contre quatre hommes impliqués dans ce cyberharcèlement.

Ce nouvel épisode souligne l’importance de la solidarité au sein de la communauté artistique et les dangers du harcèlement en ligne. Benjamin Biolay, en prenant la parole, espère sensibiliser le public à ces problématiques, tout en réaffirmant sa position contre le harcèlement sous toutes ses formes.