Guardiola en discussion pour devenir le sélectionneur de l’équipe d’Italie

La rumeur enflait ces derniers jours concernant un possible transfert de Pep Guardiola à la tête de l’équipe nationale italienne. Ancien entraîneur de Manchester City et du FC Barcelone, Guardiola, âgé de 55 ans, a récemment quitté son poste après une décennie couronnée de succès, marquée par l’obtention de 20 trophées. Ce changement ouvre la voie à des spéculations sur son avenir, alors que l’Italie cherche à retrouver son lustre d’antan après une absence marquante en Coupe du monde.

EN BREF

  • Guardiola pourrait devenir le nouveau sélectionneur de l’équipe d’Italie.
  • Des discussions officielles ont été confirmées par le président de la FIGC, Giovanni Malagò.
  • Le projet vise à préparer l’Italie pour la Coupe du monde 2030.

La Fédération italienne de football (FIGC) est en quête d’un nouveau sélectionneur depuis le départ de Gennaro Gattuso au printemps dernier. Le poste, considéré comme l’un des plus convoités du football international, attire de nombreux candidats, mais la possibilité d’engager Guardiola représente une initiative audacieuse et symbolique. Giovanni Malagò, président de la FIGC, a récemment indiqué avoir eu des échanges réguliers avec Guardiola sur ce sujet, qualifiant cette démarche d’exceptionnelle.

« Oui, c’est une exception pour des raisons évidentes, mais il n’est pas dit que cela aboutisse », a déclaré Malagò, tout en insistant sur l’importance de maintenir un dialogue ouvert. La fédération italienne aspire à marquer un tournant significatif, souhaitant relancer une équipe qui a connu des résultats décevants ces dernières années.

Le projet autour de Guardiola s’annonce ambitieux, tant sur le plan sportif que financier. Le président de la FIGC a évoqué les défis budgétaires inhérents à une telle opération, admettant que « serrer les dents représente un euphémisme » pour illustrer l’effort nécessaire. Les discussions ne s’arrêtent pas à de simples échanges de courriels : Paolo Maldini, le nouveau directeur technique, ainsi que Leonardo, conseiller spécial, se sont rendus à Barcelone en juillet 2023 pour rencontrer l’entraîneur catalan.

Le but de ces discussions est clair : proposer à Guardiola un mandat de quatre ans, qui l’engagerait jusqu’à la Coupe du monde 2030. Toutefois, Malagò reste prudent quant à la concrétisation de ce projet, laissant entrevoir une éventuelle « surprise » dans les semaines à venir. Au-delà de Guardiola, d’autres noms tels que Roberto Mancini et Andrea Pirlo sont également envisagés pour ce poste crucial.

Cette volonté de la FIGC s’inscrit dans une tendance plus large en Europe, où des grandes nations de football se tournent vers des entraîneurs étrangers de renom. Les cas de Zinédine Zidane en France et de Jürgen Klopp en Allemagne illustrent cette volonté de renouvellement et d’audace sur le continent.

La Fédération italienne ne se limite pas à la seule question du sélectionneur. Après plusieurs campagnes décevantes et un échec lors des barrages pour la Coupe du monde 2026, la recherche d’un nouvel entraîneur s’est intensifiée sous la présidence de Giovanni Malagò. En s’entourant de personnalités respectées comme Paolo Maldini et Leonardo, la FIGC espère redéfinir les contours de la Nazionale.

Le processus de sélection ne ferme aucune porte, cherchant à identifier le profil idéal pour incarner l’esprit de reconstruction souhaité. Selon Malagò, « le choix ne se limite pas à Guardiola, Mancini et Pirlo : nous recherchons un certain profil, et ces noms correspondent parfaitement à cette description ». La FIGC souhaite ainsi allier expérience internationale, approche moderne du jeu et réalités financières.

Dans cette période charnière, l’Italie se doit de réagir et de se repositionner sur la scène mondiale. Les enjeux sont immenses, et le choix du futur sélectionneur sera déterminant pour l’avenir du football italien.