Aymeric Lompret dénonce les violences policières lors d’un festival à Chalon-sur-Saône

Une soirée festive s’est transformée en un affrontement tendu à Chalon-sur-Saône. L’humoriste Aymeric Lompret, connu pour sa présence sur Radio Nova et son émission La Dernière, a exprimé son indignation face aux violences policières survenues lors d’une fête organisée par le collectif La Méandre, en marge du festival Chalon dans la rue, ce dimanche 26 juillet.

EN BREF

  • Aymeric Lompret dénonce des violences policières lors d’une fête à Chalon-sur-Saône.
  • Le collectif La Méandre a également rapporté des tensions avec les CRS.
  • La préfecture justifie l’intervention policière par un arrêté préfectoral.

Sur son compte Instagram, suivi par 567 000 abonnés, l’humoriste a partagé son expérience : « Le dernier jour du festival, une fête tolérée a été organisée par le collectif La Méandre dans leurs locaux. On y était nombreux.ses et c’était super. Jusqu’à ce que la police puis 15 camions de CRS nous rejoignent et là c’était carrément moins festif. »

Selon Lompret, les forces de l’ordre ont commencé à encercler les participants et à utiliser des gaz lacrymogènes, des matraques, et à proférer des insultes. Il a souligné la disproportion entre les forces de l’ordre et les participants, déclarant que « 1 – 0 pour les bleus », en référence à l’avantage des policiers sur les manifestants.

Les organisateurs de la soirée, le collectif La Méandre, ont rapporté des faits similaires. Dans un message publié sur leur compte Instagram, ils expliquent : « Dimanche soir, un cordon de la police nationale a coupé l’accès, créant une zone de tension aux alentours de 1h30 du matin. Après l’arrivée des CRS, nous avons invité le public à quitter les lieux dans le calme aux alentours de 4h30 du matin. »

Une organisatrice anonyme a précisé auprès du Journal de Saône-et-Loire que cette fête est une tradition de fin de festival, pour laquelle la direction du festival était informée. Néanmoins, après l’évacuation, des CRS sont intervenus sans sommation, forçant le collectif à se réfugier dans leurs hangars.

La sous-préfecture de Chalon a confirmé l’intervention policière, déclarant que la fête était interdite par un arrêté préfectoral. Les forces de l’ordre ont agi pour mettre fin à un rassemblement jugé dangereux, notamment en raison de la proximité avec la Saône.

Le communiqué de la préfecture a précisé que, lors des constatations, environ 500 personnes se trouvaient à l’intérieur du site, avec 1 500 autres à l’extérieur tentant d’accéder à la fête. Il a également été mentionné que certains groupes ont opposé une résistance à l’évacuation, érigé des barricades, et lancé des projectiles sur les CRS.

Dans un message sur Instagram, Lompret a également mis en lumière un enjeu plus large : « Petit texte premier degré pour dire qu’il va pas falloir s’endormir sur ce qu’il se passe en France. Il est hors de question que dans peu de temps, aller dans une fête avec des lunettes de protection soit monnaie courante. Une fête c’est avec des lunettes ananas et des paillettes. »

Ces événements soulèvent des questions sur la gestion des rassemblements festifs en France, surtout à la lumière de l’adoption récente de la loi Ripost, qui renforce la répression des free parties. La situation à Chalon-sur-Saône illustre une tension croissante entre les autorités et les acteurs culturels, incitant à une réflexion sur la place de la fête dans la société française contemporaine.