Le Hamas a annoncé, ce vendredi 31 juillet, un accord de désarmement dans la bande de Gaza, marquant une avancée significative dans les négociations de paix en cours avec Israël. Cet accord, qui s’inscrit dans la seconde phase du cessez-le-feu, est un élément central du plan de paix élaboré par le président américain Donald Trump.
EN BREF
- Le Hamas accepte un désarmement progressif dans la bande de Gaza.
- Donald Trump qualifie cet accord de « monumentale étape » vers la paix.
- Des négociations continuent en Égypte pour finaliser les détails de l’accord.
C’est sur son réseau social Truth Social que Donald Trump a partagé cette nouvelle, déclarant qu’il s’agissait d’un « accord historique » et d’une étape cruciale vers une paix durable. Cette annonce fait suite à plus de neuf mois de cessez-le-feu, durant lesquels des tensions persistantes avaient continué d’affecter la région.
Des responsables du Hamas ont confirmé à l’AFP qu’un consensus avait été atteint concernant la question des armes et le retrait progressif des forces israéliennes de Gaza. Ce processus est vu comme une condition préalable pour assurer la sécurité des habitants de Gaza.
Dans ce contexte, un membre de l’équipe de négociation du Hamas, Ghazi Hamad, a souligné l’importance de cet accord pour le « bien de notre peuple » dans la région. Il a aussi affirmé que le désarmement serait lié au retrait israélien des territoires palestiniens, précisant que « le Comité national » gérerait cette question, en laissant de côté toute intervention israélienne.
Les discussions entre les parties se poursuivent, notamment à travers des médiateurs, pour s’accorder sur les modalités d’application de l’accord. Ghazi Hamad a estimé que ce processus pourrait prendre environ quatorze jours, mais qu’il pourrait aussi s’étendre au-delà de cette période.
Le haut représentant pour Gaza au sein du « Conseil de paix », Nikolaï Mladenov, a également souligné l’importance de la mise en œuvre de cet accord. Il a insisté sur la nécessité d’une vérification rigoureuse, indiquant que le retrait des forces israéliennes devait se faire en parallèle avec le processus de désarmement.
Le « Conseil de paix » prévoit une transition progressive vers l’exercice de l’autorité complète, soutenue par une Force internationale de stabilisation. Cette initiative vise à garantir un cadre de sécurité pour toutes les parties concernées, en espérant que cela puisse mettre fin aux hostilités dans la région.
Les dernières frappes israéliennes, qui ont causé la mort de plusieurs personnes à Gaza, rappellent toutefois la fragilité de la situation. Alors que le cessez-le-feu a été établi, les violences continuent de ponctuer le quotidien des habitants, soulignant les défis à relever pour parvenir à une paix durable.
Ce nouvel accord pourrait ainsi représenter une lueur d’espoir dans un conflit marqué par des décennies de tensions et de luttes. Les prochaines semaines seront essentielles pour déterminer si cet engagement en faveur du désarmement sera respecté et si un véritable processus de paix pourra être engagé.