Jordan Bardella critiqué après l’hommage à Kavinsky : un DJ s’insurge

La disparition de Kavinsky, célèbre DJ et figure emblématique de la French Touch, a suscité une vive émotion dans le monde musical. Mercredi 29 juillet, le Parisien a annoncé que Vincent Belorgey, connu sous le nom de scène de Kavinsky, avait été retrouvé sans vie à son domicile parisien à l’âge de 50 ans.

EN BREF

  • Kavinsky, icône de la musique électronique, est décédé à 50 ans.
  • Jordan Bardella a rendu hommage à l’artiste, provoquant des réactions mitigées.
  • The Toxic Avenger, ami de Kavinsky, a critiqué Bardella, entraînant un torrent de haine en retour.

Suite à cette triste nouvelle, Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a exprimé ses condoléances sur son compte X. Dans son message, il a décrit Kavinsky comme un « ambassadeur de la French Touch » et a souligné le vide immense laissé par sa disparition. Cet hommage, bien que sincère, a suscité des réactions virulentes, notamment celle de Simon Delacroix, également connu sous le nom de The Toxic Avenger, qui n’a pas hésité à faire entendre sa voix.

Dans un commentaire direct, The Toxic Avenger a écrit : « Merci de vous abstenir de cet hommage : la musique électronique vous déteste. Bien cordialement. » Ce message a rapidement gagné en popularité, recueillant plus de 17 000 likes, mais a également exposé l’artiste à un déferlement de haine sur les réseaux sociaux. Dans une réponse ultérieure, il a partagé son désarroi face aux insultes qu’il recevait : « Si vous saviez le torrent de harcèlement que je me prends pour ça. »

Le DJ a souligné une dichotomie importante dans le débat sur l’art et la politique. Pour lui, la musique électronique est profondément ancrée dans des valeurs d’inclusivité et de solidarité, des principes qu’il estime diamétralement opposés à ceux défendus par le Rassemblement national. Il a rappelé que le parti avait voté pour la criminalisation des free parties, un élément qui, selon lui, témoigne d’une incompatibilité entre sa vision artistique et celle de Bardella.

Kavinsky, mondialement reconnu pour son tube « Nightcall », a marqué les esprits non seulement par sa musique, mais aussi par son influence dans le cinéma, avec son titre emblématique apparaissant dans le film « Drive » avec Ryan Gosling. En 2024, il a connu un regain d’intérêt lorsque le morceau a été réinterprété par Angèle lors de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris. L’héritage de Kavinsky continue donc de vivre, même après sa disparition tragique.

Cette situation illustre comment les artistes et leurs œuvres peuvent être au cœur de débats politiques passionnés. Le cas de Jordan Bardella et de The Toxic Avenger démontre que la musique, bien au-delà d’un simple divertissement, reste un puissant vecteur d’expression et de revendication. Les réactions suscitées par l’hommage de Bardella soulèvent des questions sur la manière dont la société perçoit le lien entre art et politique, un sujet qui ne cesse de diviser.