Le lundi 3 août dernier, Raphaël Glucksmann a utilisé son compte Facebook pour révéler une attaque orchestrée à son encontre. L’eurodéputé de Place publique a annoncé avoir été informé par le Secrétariat Général de la Défense et de la Sécurité Nationale (SGDSN) qu’il était la cible d’une opération du groupe Storm1516, qui serait directement dirigé par le GRU, les services secrets de l’armée russe. Dans son message, il a insisté sur le fait que cette opération avait été identifiée et tracée.
EN BREF
- Raphaël Glucksmann accuse les services russes d’une attaque contre sa réputation.
- Une vidéo truquée impliquant sa compagne, Léa Salamé, a été diffusée.
- Il prédit des ingérences massives lors des élections présidentielles de 2027.
Dans son allocution, Glucksmann a dénoncé les « opérations de déstabilisation » des prochaines élections présidentielles de 2027 par des services russes. Il a mentionné qu’un faux média, imitant de près les codes de Blast avec une adresse presque identique, avait prétendu que Léa Salamé avait tenté de soudoyer les médias en faveur de son mari. Ce faux média a même diffusé une capture d’écran d’un faux courriel, prétendument signé par la présentatrice de France 2.
Glucksmann a exprimé son indignation face à la situation, notant que ce faux média avait usurpé l’identité de journalistes et produit de faux documents. Il a également souligné l’utilisation de l’intelligence artificielle pour créer de fausses voix et diffuser une vidéo complètement manipulée impliquant sa compagne et Edwy Plenel. Cette manœuvre, selon lui, vise à discréditer sa réputation en prévision des élections.
Le député européen a qualifié cette attaque de complot, expliquant que les messages dénigrants visant à entacher sa réputation ont été relayés par d’autres faux médias sur les réseaux sociaux, se présentant comme anti-système. Glucksmann a déclaré : « Le but est de rendre viral un mensonge total pour salir des personnalités considérées comme hostiles par le régime russe. » Il a mis en avant une stratégie bien rodée des services russes à travers l’Europe, qui vise à susciter la méfiance envers les candidats pro-européens.
En faisant référence à une tentative de créer le désordre face aux élections présidentielles prévues pour avril et mai 2027, Glucksmann a averti que ce n’est que le début de telles manœuvres. « La campagne de 2027 sera marquée par des ingérences massives », a-t-il prédit, ajoutant que l’objectif de cette organisation est « l’implosion du bloc européen », en ciblant spécifiquement « tous les candidats démocrates et pro-européens ».
Glucksmann, qui affirme combattre ces ingérences depuis deux décennies, a précisé qu’il serait particulièrement visé en raison de son engagement. À 46 ans, il se positionne comme un défenseur acharné de la souveraineté européenne et de la démocratie, prêt à faire face à ces attaques dans le cadre de son parcours politique.