Gianni Infantino et sa famille : soutien discret face à la tempête médiatique

Gianni Infantino, président de la FIFA depuis 2016, traverse actuellement une période tumultueuse marquée par des crises politiques et institutionnelles. Son projet d’ouverture de la FIFA à des investisseurs privés a échoué, entraînant une fronde au sein des instances continentales. Dans ce contexte difficile, il peut s’appuyer sur le soutien indéfectible de sa femme, Leena Al Ashqar, et de ses quatre filles.

EN BREF

  • Gianni Infantino fait face à une crise institutionnelle majeure à la FIFA.
  • Le soutien de sa femme Leena Al Ashqar et de ses quatre filles est essentiel.
  • La discrétion de sa famille contraste avec l’exposition médiatique d’Infantino.

Depuis le mois d’août dernier, le leadership de Gianni Infantino est remis en question, notamment à cause de l’échec de son projet commercial lié aux revenus de la Coupe du Monde. Les critiques fusent de toutes parts, notamment de la part de la Fédération norvégienne de football, qui appelle à son départ immédiat. En parallèle, des accusations de violations de neutralité politique viennent s’ajouter à la pression qui pèse sur lui.

Le président de la FIFA a tenté de céder une partie des droits commerciaux à des investisseurs privés, mais a dû renoncer face à la menace de boycott émise par l’UEFA. Ce soutien, déjà fragile, est affaibli par des révélations embarrassantes concernant une liaison passée avec une ancienne employée de l’UEFA, révélations qui mettent à mal son image publique.

Dans ce tourbillon, Gianni Infantino trouve refuge auprès de sa femme, Leena Al Ashqar, qui l’accompagne depuis 25 ans. Leena, d’origine libanaise, a fait carrière au sein de la Fédération libanaise de football. Leur rencontre remonte à 1999 lors d’une conférence à Neuchâtel. Le coup de foudre a été immédiat, et ils se sont mariés en 2001 après que Gianni a rencontré sa famille au Liban.

Leena Al Ashqar, bien que présente à certains événements essentiels de la FIFA, préfère rester dans l’ombre. Elle ne s’exprime jamais publiquement et évite les réseaux sociaux, contrastant avec la personnalité très médiatisée de son époux. Gianni Infantino a récemment acquis la nationalité libanaise, ajoutant une nouvelle dimension à son identité multiculturelle.

Le couple a eu quatre filles : Shania Serena, Alessia, Dhalia Nora et Sabrina, dont des jumelles. Ces dernières, tout comme leur mère, mènent une vie discrète. L’un des rares moments médiatisés a eu lieu lors de la Coupe du Monde 2018, lorsque leur fille Dhalia a dû subir une opération d’urgence. Les parents ont veillé sur elle à l’hôpital de Saint-Pétersbourg, montrant ainsi leur engagement familial.

La famille Infantino a vécu dans plusieurs pays, allant du Liban au Qatar, où elles ont été scolarisées avant et pendant la Coupe du Monde 2022. En 2023, Gianni a transféré sa résidence officielle à Zoug, en Suisse, un choix motivé par la qualité de vie et les avantages fiscaux de cette région. Plus récemment, la famille a acquis une propriété près de Miami, en prévision de la Coupe du Monde 2026, qui se déroulera en Amérique du Nord.

Alors que Gianni Infantino fait face à des défis professionnels sans précédent, le soutien de sa famille constitue une ancre précieuse dans cette tempête médiatique. Leur vie ensemble, loin des projecteurs, témoigne d’une solidité familiale qui pourrait bien l’aider à naviguer à travers ces eaux tumultueuses.