Onze jeunes Français arrêtés en Thaïlande dans une affaire de trafic de drogue via Snapchat

Une affaire troublante émerge concernant le recrutement de jeunes Français pour des activités illégales en Thaïlande. Actuellement, onze d’entre eux se trouvent en détention après avoir été arrêtés dans un aéroport avec plusieurs kilos de cannabis. Cette situation a attiré l’attention du Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), qui mène des investigations sur les modalités de ces recrutements, principalement orchestrés via l’application Snapchat.

EN BREF

  • Onze jeunes Français sont détenus en Thaïlande pour trafic de cannabis.
  • Le recrutement se fait via Snapchat sous le prétexte d’un séjour gratuit.
  • Le Pnaco enquête pour identifier les responsables derrière ce phénomène.

Les jeunes, âgés de 18 à 26 ans, avaient répondu à une offre séduisante intitulée « plan Thaïlande ». Selon des témoignages recueillis, cette proposition promettait un voyage entièrement pris en charge, en échange du transport d’une valise contenant des téléphones portables. En réalité, cette valise renfermait près de 16,8 kilos de cannabis, comme l’a révélé la belle-sœur d’un des détenus, Elias, un jeune homme de 20 ans originaire d’Amiens.

Amira, la belle-sœur d’Elias, a expliqué que son frère devait quitter la Thaïlande vers Hong Kong, puis Londres, avant de rentrer à Paris. Lors des contrôles douaniers, les autorités ont découvert la drogue dans une valise cadenassée, dont ils n’avaient pas le code. « Ils sont restés choqués, ils ne s’y attendaient pas du tout », a-t-elle témoigné, soulignant la manipulation à laquelle ses proches ont été soumis.

Ce système de recrutement semble bien organisé. Les jeunes étaient séduits par l’idée que tout était « 100 % légal » et que la durée du séjour était d’une semaine avec une rémunération à la clé. « Tout est frais payés, billets, hébergement sur place », a précisé Amira, ajoutant qu’Elias a pris cette proposition au sérieux, croyant véritablement à la légitimité de l’offre.

Le Pnaco, conscient de cette problématique, a déclaré qu’il s’efforçait de comprendre comment ces jeunes étaient recrutés et pris en charge, ainsi que d’identifier les commanditaires. « Nous avons des investigations en cours sur ce phénomène dont nous avons effectivement connaissance », a affirmé un représentant du parquet.

Les autorités françaises sont également mobilisées pour suivre la situation des onze ressortissants arrêtés. Une source diplomatique a confirmé que les services du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères à Paris sont en contact avec les familles des détenus, surveillant leur situation de près.

Alors que cette affaire continue de se développer, elle soulève des questions cruciales sur la sécurité des jeunes en ligne et les dangers potentiels des réseaux sociaux. Les autorités sont désormais appelées à renforcer la vigilance et à mettre en place des mesures de prévention pour éviter que d’autres jeunes ne tombent dans ce piège.