Le 17 mars dernier, lors d’une émission en direct sur BFMTV, la journaliste Apolline de Malherbe a suscité la polémique avec une phrase malheureuse concernant Bally Bagayoko, le maire de Saint-Denis. En évoquant la ville des rois, elle a introduit par erreur le terme de « ville des noirs », ce qui a provoqué une réaction immédiate de son invité, qui a rectifié avec courtoisie.
EN BREF
- Apolline de Malherbe a fait une erreur lors d’une interview avec Bally Bagayoko.
- L’Arcom a décidé de ne pas intervenir après la clarification en direct.
- Les excuses de la journaliste n’ont pas convaincu l’élu insoumis.
En effet, au cours de l’échange, Apolline de Malherbe a demandé à Bally Bagayoko si le terme « ville des noirs » avait une résonance pour lui. Ce dernier, avec un sourire poli, a rapidement démenti : « Non, ce n’est pas ‘la ville des noirs’, c’est la ville, donc, des rois, et du peuple vivant, c’est ça le terme qui a été rappelé ». Malgré cette correction immédiate, la séquence a choqué de nombreux téléspectateurs, amenant certains à saisir l’Arcom, l’autorité de régulation de la communication audiovisuelle.
Le 30 juin, l’autorité a rendu sa décision en déclarant : « Le principal intéressé, étant invité à s’exprimer sur cette phrase qui lui était attribuée, a pu démentir cette affirmation au cours de la séquence ». Par conséquent, l’Arcom a estimé qu’il n’était pas nécessaire d’intervenir auprès de la chaîne de télévision.
Suite à cette polémique, Apolline de Malherbe a pris la parole sur X, où elle a exprimé des excuses tout en précisant qu’elle avait mal entendu les propos de son invité. « Ses mots exacts étaient ‘ville des rois et du peuple vivant’. Il a eu l’occasion de le dire ce matin à mon micro », a-t-elle écrit. Néanmoins, ces excuses n’ont pas apaisé Bally Bagayoko, qui a critiqué la journaliste pour son manque de diligence.
Dans une interview sur Radio Nova, le maire insoumis a exprimé son indignation face à cette maladresse. Il a souligné que les journalistes ont la responsabilité de vérifier leurs sources. « C’est un peu plus scandaleux et quasi irresponsable pour Apolline de Malherbe, qui est quand même une journaliste avec quelques heures de vol, de ne pas vérifier ses sources », a-t-il commenté. Pour lui, cette erreur relève d’une faiblesse intellectuelle, qui pourrait être interprétée comme une inclination à diffuser des fake news.
Sur les réseaux sociaux, les réactions ont été vives. De nombreux utilisateurs ont questionné la véracité des excuses de la journaliste, certains allant jusqu’à suggérer qu’il ne s’agissait pas d’une simple bourde, mais d’un acte délibéré pour discréditer la gauche. « Vous n’avez entendu que la fake news de l’extrême droite. C’est handicapant cette ouïe sélective quand même… », a ironisé un internaute, tandis qu’un autre a affirmé que la journaliste faisait exprès de salir l’image de certains élus.
Cette situation met en lumière les enjeux de la responsabilité journalistique et la nécessité pour les médias d’assurer une vérification rigoureuse des informations, surtout dans un contexte où les mots peuvent avoir un impact considérable sur la perception publique. Ce dérapage verbal pourrait avoir des répercussions sur la carrière de la journaliste, tout en soulevant des questions sur la représentation des minorités dans les médias.
Dans un climat où la désinformation est omniprésente, ce type d’incident rappelle l’importance d’une approche journalistique rigoureuse et éthique. Les médias ont un rôle crucial à jouer dans la formation de l’opinion publique, et il est essentiel qu’ils agissent avec prudence pour éviter de tomber dans le piège des stéréotypes ou des généralisations hâtives.