Mont-Blanc : le maire dénonce des alpinistes opportunistes face aux évacuations

Mercredi dernier, trente-deux alpinistes ont sollicité leur évacuation gratuite par hélicoptère depuis le refuge du Goûter, situé avant l’ascension finale du Mont-Blanc. Cette demande a suscité l’ire de Jean-Marc Peillex, le maire de Saint-Gervais-les-Bains, qui a récemment pris un arrêté municipal pour fermer les refuges de Tête Rousse et du Goûter. Cette décision faisait suite à un risque élevé de chutes de pierres dans la zone.

EN BREF

  • Trente-deux alpinistes demandent une évacuation gratuite par hélicoptère.
  • Le maire Jean-Marc Peillex dénonce des comportements irresponsables.
  • Une compagnie privée a facturé 95 euros par personne pour l’évacuation.

Au micro de RMC, Jean-Marc Peillex a exprimé son mécontentement face à ce qu’il considère comme un comportement opportuniste. « Ils ont pris comme excuse qu’il y avait un arrêté de fermeture des refuges, donc forcément un risque », a-t-il déclaré. Pour lui, ces alpinistes ont pris des risques conscients et ne devraient pas attendre une aide gratuite dans de telles circonstances.

Le maire a précisé qu’une compagnie d’hélicoptères privée avait finalement été engagée pour secourir les alpinistes, chacun d’eux devant débourser 95 euros pour une descente de 600 mètres de dénivelé. Il a également mentionné que certains alpinistes avaient choisi de revenir à pied, « sans encombre ». Cette situation a amené Jean-Marc Peillex à s’interroger sur la motivation derrière cette demande d’évacuation par hélicoptère, qu’il jugeait plus liée à un confort personnel qu’à un besoin urgent.

Pour Jean-Marc Peillex, l’accès aux secours doit être réservé aux situations réellement critiques. Il a rappelé que la solidarité et l’entraide sont des valeurs essentielles, mais que le secours doit être gratuit uniquement lorsqu’il répond à un besoin légitime. « Ceux qui profitent, l’excès, la prise de risque volontaire, on doit faire comme de l’autre côté du Mont-Blanc, dans le Val d’Aoste », a-t-il suggéré. Selon lui, les interventions jugées abusives devraient être facturées, notamment aux assureurs.

Le maire a également évoqué des cas d’imprudence, notamment celui d’un jeune de 16 ans qui avait tenté de gravir le Mont-Blanc seul, avec l’accord de ses parents. « On l’a empêché de poursuivre. Ce genre d’imprudence, d’inconscience, on ne peut plus le supporter », a-t-il souligné. Il a conclu en insistant sur la nécessité de concentrer les secours sur les véritables besoins de la population.

Cette controverse met en lumière les enjeux de sécurité en montagne et la responsabilité des alpinistes face aux risques qu’ils prennent. Jean-Marc Peillex appelle à un renforcement des règles et à une prise de conscience collective pour éviter que de telles situations ne se reproduisent.