Ce lundi 17 août, un incident aérien a eu lieu près de Marseille, impliquant un avion d’entraînement de l’Armée de l’air. Les conséquences auraient pu être dramatiques, mais il n’y a finalement que deux blessés légers parmi les membres d’équipage. L’accident s’est produit à proximité de la RN 113, où l’appareil a pris feu après un atterrissage d’urgence.
EN BREF
- Un avion d’entraînement de l’Armée de l’air a pris feu après un atterrissage d’urgence.
- Deux pilotes, un instructeur et un élève, ont été légèrement blessés.
- Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de l’accident.
Vers 9h45, le modèle Cirrus SR-20, utilisé pour former les pilotes à la base aérienne 701 de Salon-de-Provence, a rencontré des problèmes en vol. Selon des témoins, l’avion a survolé des maisons à moins de 50 mètres de hauteur avant de s’écraser sur la nationale, provoquant une explosion. Un riverain a partagé sa surprise sur les réseaux sociaux, décrivant la scène comme « un moment de grande frayeur ».
Heureusement, les deux membres d’équipage, un instructeur et un élève pilote, ont réussi à sortir de l’appareil à temps. Conscients après l’accident, ils ont été rapidement pris en charge par les équipes médicales de la base aérienne. Le ministère des Armées a précisé qu’« aucun dommage à un tiers n’est à déplorer », mettant en avant la compétence de l’instructeur pour avoir évité les zones habitées.
Le maire de Salon-de-Provence, Nicolas Isnard, a réagi à l’incident, soulignant que l’avion a heurté une glissière de sécurité au moment de l’atterrissage. « Il faut applaudir la dextérité du professeur instructeur », a-t-il déclaré, tout en partageant une photo de l’avion en flammes sur son compte Facebook.
Sur le terrain, une trentaine de sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône ont été mobilisés pour maîtriser l’incendie. Les autorités ont également pris des mesures de sécurité en demandant aux habitants des maisons situées dans un rayon de 100 mètres de rester confinés. La route a été barrée et l’accès interdit aux piétons en raison de la situation.
Des démineurs ont été appelés pour gérer les dispositifs pyrotechniques des sièges éjectables de l’appareil, afin d’assurer la sécurité de tous. En parallèle, une enquête a été ouverte par le Bureau enquêtes accidents pour la sécurité de l’aéronautique d’État (BEA-E) et la section de recherches de la gendarmerie de l’air et de l’espace, afin de déterminer les circonstances précises de cet accident.
Les premiers éléments recueillis laissent entendre qu’un incident en vol a conduit à cet atterrissage d’urgence. Malgré la gravité de la situation, la réaction rapide de l’équipage a évité une catastrophe plus importante.