Alice Taglioni évoque la perte de Jocelyn Quivrin, un drame qui l’a transformée

Près de dix-sept ans après le décès tragique de Jocelyn Quivrin, Alice Taglioni a accepté de se confier sur cette épreuve bouleversante qui a marqué sa vie. Dans le podcast Lueurs, diffusé le dimanche 16 août, l’actrice évoque son parcours depuis cette perte dévastatrice, son rôle de mère et sa renaissance créative.

EN BREF

  • Alice Taglioni se confie sur la mort de Jocelyn Quivrin dans le podcast Lueurs.
  • Elle évoque son rôle de mère et le processus de deuil face à cette tragédie.
  • Taglioni publie son premier roman, Un papa vivant, inspiré de son histoire personnelle.

Le 15 novembre 2009, le monde d’Alice Taglioni bascule. Son compagnon depuis sept ans, Jocelyn Quivrin, perd la vie dans un accident de la route à l’âge de 30 ans. Ce soir-là, alors qu’il rentre à Paris sous une pluie battante, il perd le contrôle de son véhicule et se heurte à un mur du tunnel de Saint-Cloud. Ce choc mortel survient alors qu’Alice, elle-même, est sur la route, accompagnée de leur fils Charlie, âgé de seulement huit mois. Inquiète de son retard, elle contacte la police, qui lui annonce la terrible nouvelle. À 33 ans, Alice se retrouve veuve et mère, confrontée à une réalité qu’elle peine à accepter.

Leur rencontre remonte à 2002 sur le tournage de Grande École. L’amour entre eux se développe rapidement, loin des projecteurs. Alice et Jocelyn, tous deux comédiens, connaissent une ascension professionnelle commune, sans jamais laisser l’un surpasser l’autre. Leur bonheur familial s’épanouit avec la naissance de Charlie en mars 2009, mais le drame viendra anéantir cette joie.

Dans le podcast Lueurs, Taglioni partage son cheminement face à l’absence de Jocelyn. Elle se souvient de ce moment où son monde s’effondre, ressentant une profonde irréalité : « C’est fini », se dit-elle, tout en répétant que « ce n’est pas possible ». La maternité devient alors son ancrage, la seule raison de continuer à avancer. L’actrice décrit cette période comme une forme de survie, où chaque jour est un combat pour préserver son fils de la douleur.

Au fil des mois, Alice s’éloigne des caméras et se consacre à Charlie, entourée de sa famille et de proches qui l’épaulent dans ces moments difficiles. Elle évoque des rêves et des signes qui la relient à Jocelyn, tout en choisissant de ne pas en faire une histoire publique. Pour elle, ce deuil est une intimité qu’elle ne souhaite pas exposer.

En 2010, Alice reprend le chemin des tournages, mais elle choisit des projets qui résonnent avec son vécu. En 2013, elle joue dans Cookie, un film qui aborde la perte d’un être cher. Par la suite, sa vie prend un nouveau tournant avec sa rencontre en 2014 avec le journaliste Laurent Delahousse. Ensemble, ils accueillent deux enfants, Swann en 2016 et Lino en 2019, permettant à Alice de reconstruire sa vie amoureuse tout en gardant en mémoire son passé avec Jocelyn.

Ce n’est qu’en novembre 2023 qu’Alice se décide à exprimer ses émotions à travers son travail, en publiant son premier roman, Un papa vivant, qui, bien que fictif, évoque des thèmes personnels. Elle admet avoir longtemps gardé ce livre en elle, avant de trouver le courage de l’écrire. Avec ce projet, elle souhaite aborder la tragédie d’être à la fois veuve et mère, sans pour autant raconter l’histoire de Jocelyn à la place de ceux qui l’ont aimé.

Aujourd’hui, Alice Taglioni semble avoir trouvé un équilibre plus apaisé avec son passé. Elle ne prétend pas que la douleur disparaisse complètement, mais elle refuse de laisser cette souffrance définir son existence. La musique, qu’elle avait mise de côté après ses études au Conservatoire, fait maintenant une réapparition significative dans sa vie, apportant une nouvelle dimension à son parcours artistique. Si le souvenir de Jocelyn Quivrin demeure présent, Alice apprend à avancer avec cette absence, la transformant en force créative.