Johnny Hallyday, figure emblématique du rock français, continue de susciter des débats près de neuf ans après sa mort. S’il repose au cimetière de Lorient à Saint-Barthélemy depuis le 11 décembre 2017, une facette moins connue de son héritage émerge à travers les confidences de son ami de longue date, Michel Mallory. Lors d’une interview accordée à Corse-Matin le 16 août 2026, Mallory a révélé que Johnny avait, dans le secret des cœurs, envisagé d’être inhumé en Corse, plus précisément à Monticello, une commune chargée de significations pour l’artiste.
EN BREF
- Johnny Hallyday souhaitait être enterré en Corse, selon Michel Mallory.
- Le rockeur a entretenu une relation profonde avec l’île tout au long de sa carrière.
- Ce lien est exploré dans le livre de Mallory, évoquant leur amitié de cinquante ans.
Michel Mallory, âgé de 85 ans, a partagé des anecdotes sur ses années d’amitié avec Johnny, remontant aux années 1970. Cette époque marquée par des séjours en Corse a été propice à la création de certains des morceaux les plus mémorables du répertoire de la star. Monticello, avec ses paysages époustouflants, a nourri en lui un désir d’éternité, une aspiration à ce que son héritage perdure au-delà de sa vie.
La Corse, loin d’être une simple destination, a constitué un véritable refuge pour Johnny Hallyday. C’est là que sont nés des souvenirs précieux, une multitude de balades et des discussions profondes sur la vie et la musique. Mallory évoque ces moments intenses, où la magie de l’île servait de toile de fond à leur créativité. Leurs échanges ont largement contribué à l’enregistrement du mythique titre « La musique que j’aime », symbole de leur complicité.
En exprimant son souhait de repos éternel en Corse, Johnny Hallyday témoigne de son attachement à cette île. Bien qu’il ait finalement choisi Saint-Barthélemy, la révélation de Mallory met en lumière la complexité de l’homme derrière la légende. Johnny Hallyday était un artiste aux multiples facettes, naviguant entre plusieurs terres d’élection, entre passion et inspiration.
Dans son ouvrage intitulé « La véritable histoire de La musique que j’aime », publié par Talent Éditions, Michel Mallory retrace cette amitié unique. Avec une préface signée par David Hallyday, le livre offre un aperçu intime d’une relation qui a traversé les décennies, ancrée entre Londres et Monticello. La Corse y est présentée comme un lieu chargé d’émotions, véritable madeleine de Proust pour quiconque souhaite comprendre la dimension personnelle de Johnny, loin des projecteurs.
En définitive, le témoignage de Michel Mallory rappelle l’importance de la Corse dans la vie de Johnny Hallyday. Même si son lieu de sépulture reste Saint-Barthélemy, cette nouvelle perception enrichit son héritage, dévoilant une connexion profonde avec la culture corse, ses amitiés fidèles et sa quête d’un idéal de liberté. Johnny Hallyday n’était pas seulement un artiste, mais un homme en quête de sens, dont les liens avec la Corse révèlent une facette méconnue de son histoire.