Familles de France alerte sur la menace pesant sur les droits familiaux à la retraite

Ce vendredi, l’association Familles de France a exprimé ses inquiétudes concernant une éventuelle remise en cause des avantages familiaux liés à la retraite. En effet, une proposition contenue dans un rapport récemment commandé par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, pourrait impacter la majoration de pension de 10% accordée aux parents ayant élevé trois enfants ou plus.

EN BREF

  • Familles de France s’inquiète d’une réforme des droits familiaux à la retraite.
  • Une proposition suggère de remplacer la majoration de 10% par un montant forfaitaire.
  • L’association insiste sur la reconnaissance de l’investissement des parents dans l’éducation.

La fédération a mis en avant une suggestion du rapport des Inspections générales des affaires sociales (Igas) et des finances (IGF), qui propose de remplacer la majoration existante par une allocation forfaitaire de 125 euros par mois. Selon les estimations, cette réforme pourrait générer jusqu’à 1,1 milliard d’euros d’économies sur une période de dix ans.

Pour Familles de France, les droits familiaux à la retraite ne devraient pas être considérés comme de simples dépenses sociales. Au contraire, ils constituent une reconnaissance de l’investissement des parents dans l’éducation de leurs enfants, ainsi que de leur contribution à l’avenir de notre société.

La fédération met en garde contre les conséquences d’une telle réduction des droits familiaux. Elle rappelle que les carrières des femmes, souvent marquées par des interruptions d’activité et des temps partiels dus à la maternité, pourraient être encore plus fragilisées. Réduire ces droits, au nom de la recherche d’économies, pourrait nuire à des personnes dont les carrières ont déjà été affectées par leurs responsabilités familiales.

Familles de France exhorte donc le gouvernement à ne pas faire des familles une variable d’ajustement budgétaire. L’association demande également à ce que toute évolution des droits familiaux à la retraite ne se traduise pas par une diminution du niveau de pension des parents.

En parallèle, Familles de France a pris note des avancées récentes pour les mères, résultant de deux décrets publiés fin juillet. Ces mesures permettent de prendre en compte jusqu’à deux trimestres liés à l’éducation des enfants dans la durée réputée cotisée pour bénéficier d’une retraite anticipée. Cependant, l’association juge que cette prise en compte est insuffisante pour refléter l’ensemble des conséquences professionnelles des maternités, des interruptions de carrière et des périodes de temps partiel.

Familles de France se déclare donc vigilante afin de s’assurer que ces avancées ne soient pas compromises par de nouvelles mesures d’économies qui pourraient peser sur les droits familiaux à l’avenir.

À une époque où les débats sur la réforme des retraites sont de plus en plus fréquents, il est crucial de mettre en lumière l’importance des droits familiaux et leur impact sur la vie des millions de parents en France.