Magloire : son combat contre l’obésité et le rôle du camembert

Magloire, figure emblématique de la télévision française, se livre sans réserve sur son parcours de vie face à l’obésité. Dans un entretien avec Jordan de Luxe, il évoque ses années de surpoids, ses habitudes alimentaires dévastatrices et son combat pour retrouver un poids de forme.

EN BREF

  • Magloire a atteint un poids de 200 kilos, principalement à cause de ses habitudes alimentaires.
  • Il a perdu 70 kilos, mais ne considère pas cela comme une victoire définitive.
  • Il dénonce le manque de formation des médecins sur l’obésité et la malveillance du milieu médical.

Le parcours de Magloire a débuté au début des années 2000, lorsqu’il a rejoint l’équipe de Michaël Youn sur M6. Le rythme de travail intense, avec des réveils à des heures peu conventionnelles, a eu un impact direct sur ses habitudes alimentaires. Il se remémore : « Après le morning, je me levais à 3 heures du matin, 3 heures 30, on grignotait. » Cette routine, combinée à des repas riches et copieux, a conduit à une prise de poids fulgurante.

La prise de conscience de son surpoids a atteint un paroxysme en 2016, année marquée par le décès de sa mère. À cette époque, il pesait près de 200 kilos. Magloire ne cache pas la peur qu’il a ressentie en voyant ce chiffre sur la balance : « Quand vous vous approchez des 200 kilos, vous vous dites : ‘Je suis mort’ », admet-il. Ce moment a été un tournant, mais pas le dernier de son combat.

Depuis ce pic, Magloire a réussi à perdre environ 70 kilos. Cependant, il demeure lucide sur la difficulté de stabiliser son poids. « Non, je n’ai pas réussi. Et je veux dire, ça arrive à tout le monde, et la preuve, moi ça m’arrive », confie-t-il. Cette franchise est rare dans les témoignages d’animateurs, mais elle souligne un problème commun à de nombreuses personnes luttant contre l’obésité.

Magloire ne se contente pas de parler de son expérience personnelle. Il critique également le regard que porte le corps médical sur les personnes obèses. Selon lui, il existe une forme de malveillance et de jugement qui aggrave la souffrance des patients. « Le milieu médical est très malveillant par rapport aux obèses, je dénonce, je dénonce vraiment le lynchage du milieu médical », déclare-t-il sans détour.

Il souligne qu’un manque de formation sur l’obésité au cours des études médicales contribue à cette situation. « On n’étudie pas l’obésité encore quand on devient médecin, c’est-à-dire qu’on a vaguement trois heures de cours en quatrième année, je crois », déplore-t-il. Ce constat met en lumière un déficit de compassion qui touche de nombreuses personnes confrontées à ces réalités.

À travers son témoignage, Magloire ouvre un débat essentiel sur l’obésité, un sujet souvent tabou dans la société française. Son parcours rappelle que la lutte contre le surpoids est un défi quotidien pour beaucoup, et que la compréhension et le soutien du milieu médical sont cruciaux pour avancer. Ce témoignage, bien que personnel, résonne avec l’expérience de millions de Français.