Consommation de café et de thé : une baisse significative du risque de démence

Le café et le thé, boissons largement prisées à l’échelle mondiale, sont réputés pour leurs effets stimulants. Selon de récentes recherches, ces deux boissons pourraient également jouer un rôle protecteur contre la démence, y compris la maladie d’Alzheimer. Cette pathologie neurodégénérative, qui touche un nombre croissant de personnes en raison du vieillissement de la population, soulève des préoccupations majeures en matière de santé publique.

EN BREF

  • Une étude de 2026 révèle que le café et le thé peuvent réduire le risque de démence.
  • Les buveurs de café et de thé montrent une diminution du risque de 15 à 20 %.
  • Des essais cliniques supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

Une étude de grande envergure, publiée récemment, a suivi les habitudes de consommation de café et de thé de plus de 130 000 participants sur plusieurs décennies. Les résultats indiquent que les personnes consommant deux à trois tasses de café par jour, ou une à deux tasses de thé, peuvent réduire leur risque de développer une démence de 15 à 20 % par rapport à celles qui n’en boivent que très peu. Cette association est attribuée aux polyphénols et antioxydants présents dans ces boissons, qui agiraient favorablement sur la santé vasculaire, tout en réduisant l’inflammation et le stress oxydatif, des mécanismes biologiques essentiels à la protection des cellules cérébrales.

Il convient toutefois de noter que cette étude est observationnelle. Cela signifie qu’elle établit un lien, mais ne prouve pas une relation de cause à effet. D’autres facteurs de mode de vie, tels que l’activité physique, le régime alimentaire et la qualité du sommeil, pourraient également jouer un rôle dans les résultats observés.

Des recherches complémentaires, provenant de deux études longitudinales (Health and Retirement Study et Framingham Heart Study), montrent qu’une consommation d’au moins deux tasses de café par jour pourrait réduire le risque de démence de 28 à 37 %. Cette réduction serait liée à des effets bénéfiques sur des biomarqueurs inflammatoires, comme l’interleukine-10 et la protéine C-réactive, qui sont impliqués dans la réponse immunitaire et l’inflammation cérébrale. Ces résultats renforcent l’idée que les composants bioactifs du café et du thé pourraient influencer des processus biologiques liés à l’âge du cerveau.

Les études ne traitent pas le thé et le café de manière interchangeable. Certaines méta-analyses suggèrent que boire du thé de façon régulière est également associé à une diminution du risque de démence. Une étude récente indique qu’une tasse supplémentaire de thé pourrait réduire le risque, bien que l’ampleur de cet effet varie selon les populations et les habitudes de consommation.

Les experts mettent en garde contre une interprétation excessive de ces résultats. Consommer du café ou du thé ne constitue pas une garantie de ne jamais développer de démence. La relation entre l’alimentation et la santé cognitive est complexe, influencée par divers facteurs comme la génétique, l’environnement et le niveau d’activité physique et mentale. Toutefois, une consommation modérée de café ou de thé, dans le cadre d’un régime alimentaire équilibré et sans excès de sucre ni d’additifs, pourrait s’inscrire dans une démarche de prévention de la santé cérébrale.

En conclusion, ces nouvelles données offrent un aperçu prometteur des bienfaits potentiels du café et du thé pour la santé cognitive. Une approche équilibrée, intégrant ces boissons dans un mode de vie sain, pourrait contribuer à une meilleure qualité de vie à mesure que nous avançons en âge.