Léa Salamé se met en retrait pour soutenir la candidature de Raphaël Glucksmann

À la suite de l’annonce de la candidature de Raphaël Glucksmann à l’élection présidentielle de 2027, Léa Salamé a décidé de quitter temporairement son poste de présentatrice du journal de 20 heures sur France 2. Cette décision a été révélée le 24 août, un jour après que son compagnon ait officialisé sa candidature.

EN BREF

  • Léa Salamé se retire temporairement du journal de 20 heures pour soutenir son compagnon.
  • Sa décision suscite des réactions vives sur les réseaux sociaux.
  • Marlène Schiappa critique cette mise en retrait, plaidant pour l’égalité des sexes.

Dans ses déclarations, Léa Salamé a expliqué que cette mise en retrait était une “évidence et difficile”. Elle a fait référence à une “déontologie stricte” qui vise à protéger la rédaction de France Télévisions. Cette décision, bien qu’avalée par la direction, a été perçue par de nombreux internautes comme un acte regrettable, voire sexiste.

Les critiques fusent sur les réseaux sociaux. Un internaute a exprimé son indignation sur X, soulignant le caractère “patriarcal” de cette situation : “C’est le summum du patriarcat de démolir la carrière de ta femme alors que tu sais que tu finiras à 5 %”. D’autres utilisateurs ont partagé des opinions similaires, affirmant que peu de journalistes masculins auraient pris une telle décision pour une campagne jugée peu prometteuse.

La réaction des internautes a été massivement négative. Des commentaires tels que “Peak patriarcat” et “Quel journaliste (homme) en prime time aurait mis sa carrière en stand-by pour 10 % ?” reflètent une frustration grandissante face à cette situation. Cela soulève des questions sur l’égalité des sexes dans le milieu médiatique et politique.

Dans le même temps, Marlène Schiappa, ancienne ministre, a exprimé sa désapprobation concernant cette mise en retrait. Dans une intervention sur France Inter, elle a déclaré : “Je considère que nous sommes en 2026 et qu’une femme n’a pas à se mettre en retrait pour la carrière de son compagnon.” Selon elle, Léa Salamé aurait dû pouvoir continuer à présenter le journal, indépendamment des ambitions politiques de Raphaël Glucksmann.

Schappa a ajouté que la déontologie de Léa Salamé n’avait jamais été remise en question et qu’elle aurait dû rester à l’antenne. Ce point de vue est partagé par plusieurs observateurs qui estiment qu’il est temps de repenser les normes de genre qui régissent les carrières publiques.

Le débat autour de cette situation met en lumière les enjeux liés à la carrière des femmes dans les médias, ainsi que les défis auxquels elles font face lorsqu’elles sont en couple avec des personnalités politiques. Léa Salamé, reconnue pour son professionnalisme, se trouve au cœur d’une discussion importante sur la place des femmes dans des rôles de leadership.

Il sera intéressant de suivre l’évolution de la candidature de Raphaël Glucksmann et les répercussions que cela aura sur la carrière de Léa Salamé. Ce cas pourrait bien devenir un point de référence dans les débats futurs sur l’égalité des sexes dans la politique et les médias.