Une étude révèle l’impact de la roquette sur la pression artérielle

Une récente étude clinique publiée par des chercheurs de Baylor University, aux États-Unis, met en lumière les effets bénéfiques d’un extrait de roquette sur la pression artérielle. Cet extrait, riche en nitrates, semble contribuer à la production d’oxyde nitrique, un élément clé pour la régulation vasculaire.

EN BREF

  • Une étude montre que l’extrait de roquette réduit la pression artérielle.
  • Les résultats sont basés sur un petit échantillon de jeunes hommes en bonne santé.
  • Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces effets sur d’autres populations.

Dans le cadre de cette recherche, les scientifiques ont évalué les effets immédiats de l’extrait de roquette sur la circulation sanguine. Les résultats, parus en juillet 2026, indiquent une amélioration de la fonction vasculaire, mais doivent être interprétés avec prudence, étant donné le faible nombre de participants.

L’essai clinique a concerné huit hommes jeunes et en bonne santé, qui ont participé à trois expériences dans un ordre aléatoire. Cette méthode, appelée « en cross-over », permet à chaque participant de servir de témoin pour lui-même. Les chercheurs ont réalisé des prises de sang, suivi la fréquence cardiaque et mesuré la pression artérielle pendant trois heures après l’ingestion des doses d’extrait.

La roquette, un légume-feuille naturel riche en nitrates, a été au centre de cette étude. Après ingestion, les bactéries présentes dans la bouche transforment une partie de ces nitrates en nitrites, qui jouent un rôle essentiel dans la production d’oxyde nitrique. Ce dernier favorise le relâchement des cellules musculaires entourant les artères, facilitant ainsi la circulation sanguine.

Les résultats ont montré une augmentation significative des nitrates et des métabolites de l’oxyde nitrique dans le sang trois heures après la consommation des extraits. Par rapport à un placebo, la pression artérielle systolique a baissé de 8,63 mmHg avec 3 000 mg d’extrait et de 10,88 mmHg avec 6 000 mg.

La fonction endothéliale, mesurée par la dilatation médiée par le flux, a également montré des améliorations notables. Toutefois, doubler la dose n’a pas entraîné une réponse proportionnelle. Dans le cadre de cette étude, une dose de 3 000 mg semblait suffisante pour obtenir des effets visibles.

Bien que ces résultats soient prometteurs, ils ne suggèrent pas que la consommation de roquette puisse traiter durablement l’hypertension. L’essai ne concernait que des hommes en bonne santé, sans hypertension chronique, et le suivi était limité à trois heures. De plus, l’extrait utilisé était concentré, ce qui rend difficile la conversion des doses en portions de roquette consommées lors des repas.

Pour établir si ces effets sont durables et présentent un intérêt clinique, des études plus larges, incluant des femmes, des personnes âgées et des patients hypertendus, seront nécessaires. Il est crucial de noter qu’un complément à base d’extrait de roquette ne doit pas remplacer un traitement médical contre l’hypertension. Une baisse trop importante de la pression artérielle pourrait entraîner des vertiges, en particulier pour les patients déjà sous traitement hypotenseur.

En outre, les patients sous anticoagulants, tels que les antivitamines K, doivent maintenir un apport régulier en vitamine K, présente dans la roquette. Une augmentation soudaine de sa consommation peut perturber l’équilibre du traitement. Par conséquent, toute supplémentation concentrée doit être discutée avec un professionnel de santé.

Dans le cadre d’une alimentation variée, la roquette demeure un choix intéressant. Toutefois, les résultats de cette étude doivent être interprétés comme une première étape dans la recherche, et non comme une nouvelle recommandation pour la gestion de l’hypertension.