Le Népal se trouve dans une situation critique après avoir subi une crue éclair dévastatrice. Ce jeudi 27 août, l’autorité népalaise de gestion des catastrophes a alerté la population sur un risque important d’inondations soudaines dans les jours à venir. La crue de mercredi a engendré la formation d’un nouveau lac qui, selon les experts, représente une menace potentielle pour les zones environnantes.
EN BREF
- Un nouveau lac formé par la crue de mercredi menace de provoquer des inondations.
- La catastrophe précédente a causé la mort d’au moins 362 personnes.
- Une aide internationale est mise en place pour soutenir les victimes.
Les autorités ont conseillé aux résidents, touristes et équipes d’urgence se trouvant en aval de ce lac de rester éloignés des rives et de ne pas s’aventurer à l’extérieur jusqu’à nouvel ordre. Elles ont précisé : « Compte tenu du risque persistant d’une nouvelle inondation majeure, toutes les parties concernées dans les zones côtières basses doivent faire preuve de la plus grande prudence et rester extrêmement vigilantes. »
Les estimations des autorités chinoises indiquent qu’environ 2 millions de mètres cubes d’eau sont actuellement accumulés dans ce lac, avec un potentiel d’ajout de 3 millions de mètres cubes supplémentaires au cours des trois prochains jours. Ce lac s’est formé à 18 kilomètres en amont du poste frontière sino-népalais de Rasuwagadhi. Si le lac venait à déborder, les conséquences pourraient être catastrophiques, en particulier pour les rivières Bhote Koshi et Trishuli, qui traversent des zones densément peuplées.
La crue de mercredi a déjà eu des conséquences dramatiques, entraînant la mort d’au moins 362 personnes et laissant plus de 1 300 disparus, dont 777 de nationalité étrangère. Cet événement tragique s’est déroulé dans une région prisée des randonneurs et des alpinistes, ainsi que des pèlerins hindous. Le torrent de boue, d’eau et de débris a ravagé tout sur son passage.
Selon l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS), cette crue a été causée par l’effondrement d’un glacier en haute montagne, provoquant de nombreux glissements de terrain. Les scientifiques soulignent que le changement climatique aggrave la fréquence et l’intensité de ce type de phénomènes.
Face à cette situation d’urgence, des moyens d’aide internationaux ont commencé à affluer vers le Népal dès mercredi. L’ONU a débloqué une aide d’un montant de 1,7 million d’euros, destinée à fournir des soins médicaux d’urgence, des abris et de l’eau potable. De plus, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a envoyé du matériel médical d’urgence pour couvrir les besoins de 10 000 personnes pendant trois mois. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge (IFRC) a également annoncé la libération de plus d’un million d’euros de fonds d’urgence pour soutenir les opérations de secours.
Dans ces moments critiques, la solidarité internationale est plus que jamais nécessaire pour aider les victimes et leur fournir l’assistance dont elles ont besoin. Les autorités népalaises continuent de surveiller la situation de près, en espérant éviter une nouvelle catastrophe naturelle dans un contexte déjà alarmant.