À l’approche de la rentrée scolaire, de nombreuses personnes ressentent un retour du stress et de la fatigue, souvent accentués par la reprise des activités professionnelles. Cette période de transition peut être une occasion propice pour réévaluer sa santé mentale et sa capacité à gérer le stress au quotidien. Le magazine américain Real Simple s’est récemment penché sur le concept de « mode survie », une expression qui, bien que non diagnostiquée, décrit un état où l’individu mobilise une quantité importante de ressources pour s’adapter aux exigences de la vie quotidienne.
EN BREF
- Le mode survie n’est pas un diagnostic mais un état de forte pression.
- Cinq signes peuvent aider à identifier cet état, incluant des oublis fréquents.
- Des dispositifs comme « Mon soutien psy » permettent d’accéder à un accompagnement psychologique.
Le mode survie peut se manifester à travers divers signes, dont les plus courants incluent des oublis plus fréquents. Nicole Ivelevitch, travailleuse sociale clinicienne, explique que lorsqu’une personne est en mode survie, son cerveau se concentre davantage sur les menaces potentielles plutôt que sur des tâches cognitives telles que la mémoire ou la planification. Cela peut se traduire par des moments où l’on perd le fil d’une conversation ou où l’on oublie des choses essentielles.
Un autre signe révélateur est un sommeil perturbé. De nombreuses personnes constatent qu’elles se réveillent en pleine nuit, l’esprit agité par des pensées et des préoccupations incessantes. Archana Shrestha, médecin urgentiste spécialisée dans le burn-out, souligne que le corps peut être épuisé, mais l’esprit continue de ruminer. Ces interruptions de sommeil peuvent avoir un impact significatif sur la santé mentale.
Au fil du temps, l’irritabilité peut également devenir plus marquée. Lorsque la fatigue s’accumule, la patience s’épuise. Nicole Ivelevitch évoque la difficulté à réguler les émotions pendant des périodes de stress intense, ce qui peut entraîner une prévalence des émotions négatives. Archana Shrestha complète cette analyse en notant qu’un stress permanent peut donner l’impression d’un état de préoccupation ou de débordement constant, rendant les émotions positives rares.
Enfin, un besoin accru de contrôle est souvent observé. Ce désir d’anticiper et d’organiser peut être une réponse au besoin de prévisibilité dans un environnement stressant. Nicole Ivelevitch précise que cela peut se manifester par un perfectionnisme accru, sans pour autant nécessiter de vouloir contrôler autrui.
Bien que l’expression « mode survie » soit frappante, il est crucial de se rappeler qu’elle ne correspond pas à un diagnostic médical reconnu. Il est essentiel d’être attentif aux effets du stress sur votre vie quotidienne. L’Assurance Maladie rappelle que lorsque des difficultés psychologiques commencent à altérer vos activités habituelles, il est impératif de consulter un professionnel de la santé. Cela inclut des problèmes tels que la difficulté à accomplir des tâches, à maintenir des relations sociales ou à éprouver du plaisir dans la vie.
Le sommeil joue un rôle fondamental dans la régulation de notre santé mentale. Un sommeil de qualité favorise la concentration, la mémoire et la gestion du stress. Des troubles du sommeil persistants doivent être pris au sérieux, et ne doivent pas être minimisés comme étant des afflictions banales.
Si vous vous sentez dépassé, il est primordial de ne pas hésiter à demander de l’aide. L’Assurance Maladie offre un dispositif nommé « Mon soutien psy », qui permet aux personnes ressentant un mal-être de bénéficier d’un accompagnement psychologique. Ce service inclut jusqu’à 12 séances par an, prises en charge, avec un accès direct à un psychologue partenaire. Une première consultation peut également se faire via votre médecin traitant, qui pourra vous orienter vers le professionnel adéquat.