De retour sur les ondes avec l’émission Franche Culture, Maïtena Biraben fait une rentrée remarquée sur France Inter. À cette occasion, elle partage des révélations personnelles qui ont profondément changé son regard sur elle-même et sur son parcours professionnel. Dans un portrait publié par Libération, l’animatrice évoque son diagnostic d’autisme, découvert à l’âge de 57 ans, et comment cela a influencé sa perception de soi.
EN BREF
- Maïtena Biraben a appris en 2025 qu’elle est autiste, avec un haut potentiel intellectuel.
- Elle refuse d’être considérée comme une porte-parole des personnes autistes.
- Son diagnostic a changé la façon dont son entourage perçoit ses comportements.
Depuis fin août, Maïtena Biraben anime Franche Culture, un nouveau rendez-vous quotidien diffusé de 11 heures à 12h30, succédant à Nagui et sa célèbre Bande originale. Lors de cet entretien, elle aborde son parcours, son retour à l’antenne, mais surtout une découverte personnelle. En 2025, après avoir observé certains comportements chez une invitée neuroatypique, elle réalise qu’elle se reconnaît en elle. Ce moment déclenche une série de tests qui confirment son diagnostic d’autisme.
Maïtena Biraben s’inquiète de ne pas vouloir devenir le visage public de l’autisme. « Je ne suis pas un porte-parole, pas une spécialiste. Je suis juste quelqu’un qui est concerné. Voilà, c’est tout. Je ne veux pas être autre chose », insiste-t-elle. Cette position témoigne de son désir de préserver son authenticité tout en partageant son expérience personnelle.
Cette nouvelle compréhension de soi a également eu un impact sur son entourage. Son associée et amie, Alexandra Cucq, décrit Biraben comme « incroyablement pertinente, généreuse, intuitive et exubérante ». Toutefois, elle reconnaît que son franc-parler peut parfois provoquer des malentendus dans le milieu professionnel. « Elle est cash, et peut dire des choses qu’on ne dit pas en entreprise, sans forcément y mettre les formes, ce qui lui a valu une réputation assez exécrable », révèle Alexandra. Cette franchise, bien que parfois problématique, fait partie intégrante de la personnalité de l’animatrice.
Consciente des défis que cela implique, Maïtena Biraben a décidé de suivre des formations sur la communication. Elle cherche ainsi à naviguer entre son tempérament naturel et les attentes du monde professionnel. Mariée à un ancien directeur de festival et mère de deux fils, Lucas et Gabriel, elle veut profiter pleinement de cette nouvelle phase de sa vie.
En quête d’équilibre, elle trouve refuge dans sa maison secondaire en Dordogne, où elle s’attache à « cultiver la joie ». Cette période de sa vie semble marquer un tournant, tant sur le plan personnel que professionnel.
Maïtena Biraben, en partageant son histoire, offre également une réflexion sur l’importance de la compréhension et de l’acceptation des différences et des neurodiversités. Son récit invite à une discussion nécessaire sur l’autisme et les perceptions qui l’entourent.