Le 10 septembre 2026, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a annoncé l’envoi de courriers à 1,6 million de femmes ainsi qu’à 90 000 professionnels de santé. Ces lettres visent à les informer d’un risque potentiel de développement de méningiome lié à l’utilisation de contraceptifs contenant du désogestrel. Bien que le risque soit reconnu, l’ANSM le considère comme faible.
EN BREF
- 1,6 million de femmes sont informées d’un faible risque de méningiome.
- Un suivi médical est recommandé en cas de symptômes persistants.
- La contraception ne doit pas être interrompue sans avis médical.
Le méningiome, qui est une tumeur souvent non cancéreuse, se forme à partir des méninges, les membranes entourant le cerveau. Lors d’un point presse, le Dr Isabelle Yoldjian, directrice médicale de l’ANSM, a souligné que le risque associé à la pilule de désogestrel, bien qu’avéré, est modeste par rapport à d’autres traitements hormonaux. En effet, le risque lié à l’Androcur était multiplié par vingt après cinq ans d’utilisation.
Une étude menée par l’ANSM a révélé une légère augmentation du risque de méningiome chez les femmes prenant du désogestrel de manière prolongée, notamment celles ayant plus de 45 ans ou utilisant ce contraceptif depuis plus de cinq ans. Selon les estimations, un cas de méningiome supplémentaire pourrait survenir pour 67 000 femmes utilisant ce type de contraceptif.
Symptômes et recommandations
Les femmes qui présentent des symptômes tels que des maux de tête persistants, des troubles de la vision, de l’équilibre ou du langage, ainsi qu’une perte de mémoire ou des crises d’épilepsie, sont invitées à consulter un médecin. Dans certains cas, une imagerie cérébrale (IRM) pourra être prescrite pour évaluer la situation.
Il est important de rappeler que l’ANSM assure que recevoir un courrier ne signifie pas qu’un méningiome a été diagnostiqué ou suspecté. La majorité des femmes utilisant ce contraceptif ne développeront pas cette pathologie. Les courriers visent à encourager un dialogue entre les patientes et leurs médecins pour s’assurer que leur méthode de contraception est appropriée.
Un suivi médical essentiel
En cas d’absence de symptômes, l’ANSM précise qu’il n’est pas nécessaire de consulter en urgence. Cependant, il est crucial de ne pas interrompre sa contraception sans l’avis d’un professionnel de santé, afin d’éviter un risque de grossesse non désirée. Les femmes sont encouragées à discuter de leurs préoccupations lors de leur prochaine consultation médicale.
Pour toute question supplémentaire, l’ANSM a mis à disposition une « Foire aux questions » sur son site internet, permettant aux femmes de mieux comprendre les risques associés au désogestrel et de prendre des décisions éclairées concernant leur santé reproductive.
En somme, cette initiative de l’ANSM vise à sensibiliser et à informer les femmes sur les éventuels risques liés à l’utilisation de contraceptifs hormonaux, tout en rassurant sur le fait que ces risques demeurent faibles. La communication et le suivi médical restent des éléments clés pour garantir la santé des utilisatrices.