Sonia Mabrouk répond aux critiques des syndicats de BFMTV sur son émission

Le vendredi 11 septembre 2026, la journaliste Sonia Mabrouk a réagi avec fermeté aux accusations formulées par deux syndicats de BFMTV, qui l’accusent de clémence envers l’extrême droite. Cette réponse intervient dans le contexte de sa nouvelle émission, 100 % Mabrouk, qui soulève des interrogations sur la représentation politique au sein de la chaîne.

EN BREF

  • Sonia Mabrouk défend son émission des accusations de favoritisme envers l’extrême droite.
  • Les syndicats dénoncent une surreprésentation des intervenants d’extrême droite sur son plateau.
  • La direction de BFMTV soutient Mabrouk, affirmant sa volonté de pluralisme.

Dans un post sur le réseau social X, Sonia Mabrouk a déclaré : « Je ne me laisserai pas salir ». Elle a ainsi répondu à une critique émanant du SNJ (Syndicat national des journalistes) et de la CGT du groupe RMC BFM, qui estiment que son émission laisse trop de place aux discours d’extrême droite. Ces syndicats ont notamment mis en avant le fait que les intervenants de cette tendance politique représentaient 25,5 % des invités entre le 24 août et le 8 septembre, comparativement à 11,8 % pour d’autres émissions de la chaîne.

Les accusations portent également sur le fait que Mabrouk aurait permis à Sarah Knafo, membre de Reconquête!, de développer un discours sur les Français « de souche » par rapport aux Français « de branche ». Les syndicats s’inquiètent de ce qu’ils perçoivent comme un relâchement des normes déontologiques en matière de journalisme, en laissant passer des théories jugées racistes et xénophobes sans réplique.

Cette situation survient alors que Sonia Mabrouk, qui a rejoint BFMTV à la fin du mois d’août 2026, est déjà sous le feu des critiques. Son parcours professionnel précédent sur CNews, chaîne souvent accusée de favoriser les idées d’extrême droite, alimente les suspicions concernant son impartialité. La direction de BFMTV, tout en exprimant son soutien à son animateur, affirme avoir « toute confiance » en sa capacité à gérer un débat équilibré.

Les réactions des syndicats ne sont pas une première. Au lancement de 100 % Mabrouk, des craintes avaient déjà été formulées concernant l’équilibre éditorial de l’émission. La société des journalistes de BFMTV avait même exprimé son inquiétude face à la composition des invités, soulignant la nécessité d’un traitement équitable des différentes opinions.

Dans ce contexte, la défense de Sonia Mabrouk repose sur l’idée de pluralisme. Elle a précisé que le journalisme doit refléter la diversité des opinions, en insistant sur le fait que les critiques des syndicats reflètent une hémiplégie politique et démocratique déshonorante, surtout à l’approche des élections présidentielles.

Les tensions entre les syndicats et la direction de BFMTV mettent en lumière les défis auxquels les chaînes d’information doivent faire face dans le cadre de la couverture de sujets sensibles. La question du traitement des discours d’extrême droite dans les médias demeure un sujet de débat intense, où l’équilibre entre liberté d’expression et responsabilité éditoriale est constamment remis en question.

Alors que la campagne présidentielle se profile, le regard des observateurs sera tourné vers BFMTV et l’évolution de l’émission de Sonia Mabrouk. La capacité de la journaliste à naviguer entre ces critiques et à maintenir un débat pluraliste sera au cœur des enjeux médiatiques des semaines à venir.