Une mère en détresse après l’amputation de son fils au CHU de Toulouse

Un an après une chute tragique d’un immeuble, un homme de 41 ans a dû subir une amputation sous le genou au CHU de Toulouse. Sa mère, Nathalie, ne cache pas son désespoir face à la situation, s’inquiétant de l’absence de suivi médical adapté pour son fils, déjà confronté à des problèmes de santé mentale.

EN BREF

  • Un homme de 41 ans amputé après une chute liée à sa maladie psychiatrique.
  • Sa mère dénonce l’absence de solutions de suivi après l’hospitalisation.
  • Le CHU de Toulouse n’a pas répondu aux préoccupations de la famille.

Le 8 août 2025, cet homme, dont la santé mentale est fragilisée par une schizophrénie, chute du quatrième étage d’un immeuble. Il est immédiatement hospitalisé à Purpan, où il subit de graves blessures aux jambes. Après plusieurs semaines d’hospitalisation, la famille espérait qu’il soit orienté vers un centre de rééducation. Malheureusement, les établissements refusent son admission, invoquant son état psychiatrique et un risque de dangerosité. « Personne ne voulait de lui », se rappelle amèrement Nathalie.

Dans l’incapacité de trouver une solution, son fils rentre vivre chez elle. Un suivi avec des infirmières libérales est mis en place, mais la situation de son pied droit se détériore au fil des mois. Un an après l’accident, la décision d’amputer est prise. Cette nouvelle épreuve réveille chez la mère une profonde frustration face à un système de santé qu’elle juge défaillant.

Avant l’opération, Nathalie avait reçu des promesses de suivi et d’accompagnement, des engagements qui lui avaient apporté un certain réconfort. Cependant, après l’intervention, la réalité se révèle tout autre. À peine quelques jours plus tard, elle apprend qu’aucun établissement n’est prêt à accueillir son fils. Ce retournement de situation renforce ses craintes, à l’instar d’autres familles qui doivent jongler avec des décisions administratives déshumanisantes.

Une question reste en suspens pour Nathalie : une prise en charge précoce aurait-elle pu modifier l’évolution de l’état de son fils ? Bien qu’aucune réponse définitive ne soit apportée, une chose est claire : la communication entre le CHU de Toulouse et la famille laisse à désirer. Le silence de l’hôpital sur cette affaire alimente la détresse de Nathalie, qui se sent abandonnée.

Le bien-être psychologique de son fils est désormais sa priorité. Elle redoute le retour d’idées suicidaires chez un homme dont la chute était déjà survenue dans un contexte de vulnérabilité mentale. La mère est prête à le réaccueillir chez elle, mais insiste sur la nécessité d’une prise en charge spécialisée qui prenne en compte à la fois son handicap physique et sa maladie mentale.

Nathalie a contacté la direction des usagers du CHU pour solliciter une réévaluation de la situation de son fils, espérant obtenir une réponse rapide. Pourtant, son appel reste sans écho. Sur les réseaux sociaux, un commentaire résume l’inquiétude ambiante : « La prise en charge psychiatrique est comme le reste, ça va à vau-l’eau. »

« Pourquoi avoir sauvé mon enfant pour ensuite le laisser seul sans soins ? » Cette question, lancinante, demeure sans réponse du côté du CHU de Toulouse. Pour Nathalie, le silence de l’hôpital pèse aussi lourd que l’amputation elle-même, un fardeau qu’elle doit porter dans l’incertitude et l’inquiétude pour l’avenir de son fils.