Mobilisation du PCF face à l’augmentation des prix du carburant

La colère des Français face à la flambée des prix des carburants s’intensifie, alimentée par un contexte international tendu, notamment la guerre au Moyen-Orient. Des appels à la mobilisation émergent sur les réseaux sociaux, rappelant les mouvements des gilets jaunes de 2018. Dans ce climat, Fabien Roussel, le Premier secrétaire du Parti communiste français (PCF), a lancé un appel à l’action lors de la Fête de l’Huma, exhortant les citoyens à « faire la révolution maintenant, dans la rue, avant les urnes ».

EN BREF

  • Les prix des carburants atteignent des niveaux record, provoquant une indignation croissante.
  • Fabien Roussel du PCF appelle à une mobilisation populaire face à la crise.
  • Des mesures fiscales sont demandées pour alléger le fardeau des consommateurs.

Ce lundi 14 septembre, Guillaume Roubaud-Quashie, porte-parole du PCF, a partagé son analyse sur les ondes d’Apolline Matin. Il a déploré l’absence d’actions concrètes de la part du gouvernement, soulignant que les augmentations de prix se font dans un contexte où le pouvoir d’achat des Français demeure stagnant. « Les seuls cadeaux que le gouvernement sait faire sont à destination des plus riches, une tendance qui perdure depuis une décennie », a-t-il déclaré.

Roubaud-Quashie a également précisé que le mouvement actuel ne doit pas être assimilé à celui des gilets jaunes. Il a encouragé les Français à s’organiser, qu’ils choisissent de le faire avec le PCF ou de manière indépendante. « Si les Français estiment que la situation est inacceptable et qu’il est nécessaire d’agir, nous disons ‘vous avez raison’. Organisez-vous avec nous ou sans nous », a-t-il affirmé, appelant ainsi à une mobilisation collective.

La question des prix des carburants est au cœur des préoccupations. Selon le porte-parole, l’État joue un rôle crucial dans cette problématique. « Ne disons pas que l’État n’y peut rien », a-t-il soutenu, dénonçant les profits record réalisés par des entreprises comme Total, qui a enregistré 12 milliards d’euros de bénéfices en seulement six mois. Cette situation soulève des interrogations sur la responsabilité de l’État dans la régulation des prix.

Roubaud-Quashie a également évoqué des solutions fiscales pour alléger le coût du carburant. Il a proposé de réduire la TVA sur le litre de carburant de 20% à 5%, ainsi que de réévaluer les certificats d’économie d’énergie, qui alourdissent le prix à la pompe de plus de 10 centimes par litre. Ces ajustements visent à répondre aux besoins pressants des consommateurs et à atténuer leur colère face à des hausses de prix jugées abusives.

La situation est particulièrement préoccupante dans les départements et régions d’outre-mer (DROM), où les inégalités en matière de prix sont encore plus marquées. L’historien a souligné que les prix du carburant y sont souvent inférieurs en raison de taxes plus faibles, suggérant que des mesures similaires devraient être envisagées pour la métropole.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la semaine dernière, le prix moyen de l’essence SP95-E10, la plus consommée par les Français, a atteint un niveau record de 2,133 euros le litre. Le gazole, quant à lui, se vendait en moyenne à 2,312 euros. Ces hausses suscitent une forte colère au sein de la population, incitant de nombreux citoyens à appeler à un mouvement national prévu pour le samedi 17 octobre.

Les prochaines semaines seront déterminantes pour mesurer l’ampleur de cette colère et la capacité du PCF à mobiliser les citoyens face à la crise des prix. Alors que le climat social s’échauffe, les actions à venir pourraient bien redéfinir les contours de la lutte pour le pouvoir d’achat en France.