Gérard Depardieu évoque un SMS de Charlotte Arnould pour contester son procès

Gérard Depardieu se bat pour sa défense devant la chambre de l’instruction. L’acteur, accusé de viols et d’agressions sexuelles par la comédienne Charlotte Arnould, tente un ultime recours avant un éventuel procès. La défense a mis la main sur un message envoyé par la plaignante six jours après les faits, qu’elle entend utiliser à son avantage.

EN BREF

  • Gérard Depardieu conteste son renvoi devant la cour criminelle de Paris.
  • Un SMS de Charlotte Arnould est au centre de la stratégie de défense.
  • La décision de la chambre de l’instruction sera cruciale pour l’avenir judiciaire de l’acteur.

Ce renvoi a été décidé par la justice le 28 août 2025. Les faits reprochés à l’acteur remontent à août 2018, dans son hôtel particulier du 6e arrondissement de Paris. Face à cette décision, Depardieu et ses avocats ne se laissent pas abattre. Ils demandent l’annulation de l’ordonnance de renvoi et, en alternative, un supplément d’enquête, incluant une expertise psychiatrique pour évaluer la « propension à l’affabulation » de la plaignante.

Ce dossier suscite une attention médiatique considérable, rappelant d’autres affaires judiciaires marquantes. Par exemple, celle d’Adriana Karembeu, dont plusieurs plaintes avaient également fait couler beaucoup d’encre. Cette situation illustre comment la parole judiciaire peut diviser l’opinion publique.

Les arguments de la défense

La défense de Gérard Depardieu s’articule autour de plusieurs points. Trois axes principaux sont mis en avant : la contrainte alléguée, la matérialité des faits et la crédibilité de Charlotte Arnould. La situation est d’autant plus complexe que l’hôtel particulier en question est équipé de caméras de surveillance, ayant filmé des scènes des 7 et 13 août 2018. Ces images sont interprétées de manière diamétralement opposée par les deux parties.

Me David-Olivier Kaminski, avocat de l’acteur, affirme que ces images montrent « l’absence totale de tout geste d’opposition ou de réprobation ». Il évoque également un baiser de 43 secondes et plusieurs enlacements filmés, qui, selon lui, témoignent d’une interaction consensuelle.

Une femme de ménage présente le 7 août a également témoigné, affirmant croire que Charlotte Arnould était « la petite amie de M. Depardieu ». Ce genre de témoignage, souvent crucial dans des affaires similaires, peut influencer la perception de la situation.

Les interprétations divergentes

Charlotte Arnould, quant à elle, a reconnu ne pas avoir exprimé un refus explicite. Elle a déclaré : « Il est vrai que je ne lui ai pas clairement dit… j’étais impressionnée par son charisme. » De son côté, Depardieu assure avoir été convaincu de son consentement. Cet élément constitue un point central du dossier, rappelant que la notion de consentement peut être très subjective.

Le message envoyé par Charlotte Arnould le 19 août 2018 est particulièrement crucial. Dans ce SMS, elle écrit : « Doux Gérard, j’ai appris la scène ; j’espère la travailler avec vous bientôt ; je suis avec une amie pour la journée. On se voit vite. Bises Charlotte. » Pour la défense, ces mots pourraient être interprétés comme un signe de cordialité, tandis que pour Arnould, ils représentent une manœuvre d’esquive face à un contexte qu’elle considère oppressant.

Le juge d’instruction a retenu que la plaignante subissait une « contrainte morale résultant d’un état de sidération » et a mentionné l’« ascendant naturel » de l’acteur pour justifier le renvoi devant la cour criminelle. La décision de la chambre de l’instruction est donc attendue avec impatience, car elle déterminera si Gérard Depardieu devra faire face à un procès pour des accusations graves ou si l’affaire sera classée sans suite.

Dans ce dossier, les interprétations des messages, des comportements et des témoignages s’entrelacent, créant un climat de zones grises que la justice devra trancher. La prochaine décision pourrait bien être décisive pour l’avenir de l’acteur et l’issue de cette affaire complexe.