Les Houthis démentent les accusations d’attaque par drone sur La Mecque

Les tensions au Moyen-Orient continuent de s’intensifier, en particulier autour de La Mecque. La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite a annoncé avoir intercepté un drone qu’elle attribue aux Houthis du Yémen, ce que ces derniers ont formellement nié.

EN BREF

  • La coalition saoudienne affirme avoir détruit un drone lancé vers La Mecque.
  • Les Houthis, soutenus par l’Iran, démentent ces accusations.
  • L’OCI condamne les attaques contre les lieux saints musulmans.

Dans un communiqué publié mercredi, les Forces royales saoudiennes de défense aérienne ont indiqué avoir intercepté un drone hostile « avant qu’il n’entre dans l’espace aérien interdit de la sainte capitale ». Selon le général Turki Al-Maliki, porte-parole de la coalition, cette opération a eu lieu au sud de La Mecque.

Les Houthis, par la voix de Hazm al-Assad, un responsable du groupe, ont réagi sur le réseau social X en qualifiant ces accusations de « mensonge éculé », précisant qu’une telle allégation avait déjà été utilisée par le passé. Ils ont dénoncé ce qu’ils perçoivent comme des tentatives de déstabilisation de la part de la coalition.

En parallèle, l’Organisation de la coopération islamique (OCI) a exprimé sa profonde inquiétude face aux « attaques odieuses » menées par les Houthis. Ce bloc de pays a déclaré que ces actions « profanent la sacralité des lieux saints et des mosquées », heurtant les sentiments des musulmans dans le monde entier.

Le mardi précédent, des alertes aériennes avaient été déclenchées par l’Arabie saoudite dans plusieurs régions du sud du pays, y compris à La Mecque, marquant une première depuis le début du conflit régional. Cette escalade survient alors que le Yémen, pays voisin, a été entraîné dans une guerre complexe suite à l’offensive américano-israélienne contre l’Iran, débutée en février.

Dans le cadre de ce conflit, les Houthis ont récemment intensifié leurs offensives, prenant le contrôle du littoral yéménite le long de la mer Rouge, un axe stratégique crucial pour le trafic maritime, notamment dans le détroit de Bab el-Mandeb. Le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, a quant à lui affirmé que l’armée saoudienne avait mené plus de « 52 frappes aériennes » visant des infrastructures civiles au cours des dernières 24 heures, promettant que ces attaques ne resteraient pas « sans réponse ».

Les tensions entre ces acteurs régionaux soulignent la fragilité de la situation sécuritaire au Moyen-Orient, où chaque action peut avoir des répercussions significatives sur la stabilité de la région. La protection des lieux saints, en particulier, demeure une priorité pour de nombreux pays musulmans, et toute menace perçue à leur égard est susceptible de provoquer des réactions vives.