Recevoir un diagnostic terminal peut s’avérer être l’une des épreuves les plus difficiles de la vie. Pourtant, Austen Cole, un résident du Buckinghamshire au Royaume-Uni, a trouvé une manière unique et émotive de faire face à sa maladie. Diagnostiqué d’un cancer du pancréas avec une espérance de vie de moins d’un an, il a décidé d’organiser une fête d’adieu, célébrant ainsi sa vie entouré de ses proches.
EN BREF
- Austen Cole a organisé une fête d’adieu après un diagnostic de cancer terminal.
- Plus de 200 invités ont participé à cet événement émouvant dans son pub préféré.
- Il a choisi de vivre pleinement ses derniers mois sans chimiothérapie, célébrant la vie avec humour.
Le parcours d’Austen a commencé il y a six mois, lorsque des symptômes apparemment bénins ont été attribués à un syndrome de l’intestin irritable. Ce diagnostic erroné a coûté un temps précieux avant que la réalité ne soit révélée : un cancer du pancréas avancé, touchant également le foie et les ganglions lymphatiques. À l’âge de 55 ans, cet ancien carreleur a dû faire face à une nouvelle bouleversante : moins de douze mois à vivre.
Plutôt que de céder à la peur, Austen a choisi de transformer cette situation tragique en une célébration de la vie. C’est dans son pub favori, The Dove à Newport Pagnell, qu’il a organisé sa fête de départ. Plus de 200 personnes, incluant sa compagne Tracey Nash, sa famille et des amis, ont répondu à l’invitation. La compagne d’Austen proposait de l’appeler « célébration de vie », mais lui a préféré l’expression plus directe de « fête de départ ».
La soirée, qui a débuté à 14h30 et s’est étendue jusqu’à minuit, a été marquée par des rires, des souvenirs et une ambiance festive. Austen a eu l’occasion de renouer avec des amis perdus de vue depuis longtemps, rendant l’événement d’autant plus mémorable. « C’était incroyable, j’ai adoré chaque minute. Il y avait tellement de rires, d’amour et de joie », a-t-il partagé.
Le tournant émotionnel a eu lieu lorsque les invités ont commencé à partir. Les rires ont cédé la place aux larmes, et la fête a pris une tournure plus solennelle. « Ce n’est qu’au moment où les gens partaient que ça a commencé à ressembler davantage à des funérailles », a déclaré Austen. Il a ajouté avec une franchise touchante : « Je peux honnêtement dire que j’ai adoré assister à mon propre enterrement de vivant. Pourquoi voudrais-je le manquer ? »
Tracey Nash a qualifié l’événement de « vraiment incroyable », soulignant que cela a permis à chacun de partager des souvenirs et des anecdotes, créant une atmosphère de partage unique. « Cela a donné à chacun l’occasion de dire les choses qu’ils auraient pu regretter de ne jamais avoir prises le temps de dire », a-t-elle précisé.
Face à la maladie, Austen a pris une décision audacieuse : refuser la chimiothérapie, qui n’aurait prolongé sa vie que de quelques mois, mais au prix d’un état de santé affaibli. Il a choisi de vivre ses derniers mois avec dignité, refusant que la maladie dicte ses jours restants. « On m’a distribué une carte et j’ai cette maladie, mais je ne vais pas la laisser dicter ce qu’il me reste à vivre. Je peux quand même être heureux », a-t-il expliqué avec une pointe d’humour.
Cette histoire résonne bien au-delà de Buckinghamshire. Elle met en lumière l’importance de célébrer la vie, même face à l’adversité. À travers son initiative, Austen Cole rappelle que dire au revoir ne doit pas toujours être un moment triste, mais peut également être une occasion de joie et de partage. Et vous, à qui aimeriez-vous dire tout ce que vous n’avez jamais osé dire ?