Le prix du gazole en France a atteint un nouveau sommet ce vendredi 18 septembre, franchissant la barre des 2,39 euros le litre. Ce niveau dépasse le précédent record observé en avril dernier, où le litre était à 2,38 euros. Ce contexte de hausse des prix s’inscrit dans une période marquée par des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, notamment en raison de la guerre en Iran.
EN BREF
- Le prix du litre de gazole atteint 2,39 euros, un chiffre record depuis avril.
- Plus de 700 stations affichent des prix supérieurs à 2,5 euros, certaines dépassant même les 2,7 euros.
- Des mesures d’aide pour les professionnels sont prolongées face à la colère des usagers.
Dans plus de 700 stations-service, le prix du gazole s’affiche à plus de 2,5 euros le litre. Une situation alarmante, où 70 d’entre elles proposent un tarif supérieur à 2,7 euros. Parallèlement, le SP95-E10, le carburant le plus vendu en France, se fixe également à un niveau inédit, à 2,17 euros le litre. Ces prix sont calculés à partir des données de plus de 9 000 stations-service, répertoriées sur le site officiel du ministère de l’Économie.
Cette flambée des tarifs suscite une vive réaction tant du côté des particuliers que des professionnels. La question de la hausse des prix du carburant sera au cœur des discussions prévues à l’Élysée. Emmanuel Macron rassemblera ce vendredi les chefs de partis politiques et leurs candidats pour aborder la « dégradation rapide » de la situation internationale, ainsi que ses répercussions sur la sécurité et l’énergie en France.
Face à la montée de l’indignation, le ministre du Commerce, Serge Papin, a annoncé que l’aide destinée aux « gros rouleurs », initialement prévue jusqu’au 30 septembre, sera prolongée. Cette aide, actuellement fixée à 100 euros, est réservée aux travailleurs dont les trajets dépassent un certain kilométrage, notamment ceux parcourant plus de 15 km par trajet entre leur domicile et leur lieu de travail, ou ceux réalisant plus de 8 000 km par an dans le cadre de leur activité professionnelle.
« Nous nous réunissons lundi autour du Premier ministre pour prolonger les aides », a affirmé Serge Papin, tout en précisant que 1,5 million de Français ont déjà bénéficié de ce dispositif. De surcroît, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé que les aides ciblées pour les secteurs les plus touchés par la hausse des prix du carburant, tels que la pêche, l’agriculture et le BTP, seraient prolongées jusqu’au 31 décembre.
Toutefois, le gouvernement se montre « défavorable » à des mesures plus généralisées, comme un plafonnement des prix à la pompe, une demande formulée par certains partis d’opposition. Cette position soulève des interrogations sur la capacité de l’exécutif à répondre aux préoccupations croissantes des citoyens face à l’inflation des coûts de l’énergie et des carburants.
Alors que la situation continue d’évoluer, il est essentiel de suivre de près ces développements, tant les conséquences économiques et sociales pourraient être significatives pour les Français dans les semaines à venir.