Le président iranien dénonce à l’ONU le « terrorisme » américain contre l’Iran

Ce mercredi 23 septembre 2023, lors de son intervention à l’Assemblée générale de l’ONU, le président iranien Massoud Pezeshkian a exprimé des accusations fortes à l’encontre des États-Unis et d’Israël, les qualifiant de « terroristes » pour leurs actions militaires contre la République islamique. Ce discours intervient dans un contexte de tensions croissantes entre l’Iran et les États-Unis, exacerbées par la guerre déclenchée fin février dernier.

EN BREF

  • Le président iranien accuse les États-Unis et Israël de « terrorisme » à l’ONU.
  • Pezeshkian évoque les victimes civiles, notamment des enfants, des frappes américaines.
  • La tension entre l’Iran et les États-Unis augmente avec des menaces réciproques.

Dans son allocution, Massoud Pezeshkian a mis en avant des exemples tragiques pour illustrer ses propos, citant notamment l’assassinat de l’ayatollah Ali Khamenei, qu’il considère comme un acte sans justification légale. Il a également montré des photos d’enfants décédés, soulignant que ces pertes étaient le résultat direct des bombardements menés par les États-Unis et Israël.

« L’Iran n’a jamais été un agresseur », a-t-il affirmé, insistant sur le fait que son pays n’avait jamais initié de conflit militaire. Ce discours marque une étape importante, car il s’agit du premier déplacement d’un haut responsable iranien aux États-Unis depuis le début des hostilités. Le président a profité de cette scène internationale pour adresser des menaces directes à l’ancien président américain, Donald Trump, en déclarant que « la résistance du peuple iranien ne fera qu’augmenter face aux sanctions, pressions et intimidations ». Il a ajouté que l’Iran ne permettrait pas que le détroit d’Ormuz soit utilisé comme une plateforme d’agression.

Le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part significative des hydrocarbures mondiaux, est devenu un point de friction majeur. Pezeshkian a dénoncé les restrictions imposées par les États-Unis, affirmant que ceux-ci avaient « fermé l’accès à nos propres eaux territoriales ». Il a également évoqué l’utilisation par les États-Unis de « missiles et technologies létales » pour créer l’insécurité dans la région.

En parallèle, quelques heures avant son discours, la délégation américaine avait annoncé des discussions prolongées entre les deux pays, avec le président américain précisant qu’une rencontre de trois heures avait eu lieu. Cependant, ces pourparlers semblent insuffisants pour apaiser les tensions. Lors de son propre discours à l’ONU, Trump avait laissé entendre qu’il envisagerait des actions militaires contre l’Iran, déclarant : « Un accord sera-t-il conclu avec l’Iran ? Ou est-ce que j’anéantis la République islamique ? »

Ces échanges révèlent une escalade des tensions diplomatiques, alors que les deux pays semblent s’enliser dans un cycle de menaces et de provocations. La situation actuelle reste fragile, et les conséquences des déclarations de Pezeshkian pourraient influencer les futures négociations entre l’Iran et les États-Unis.

Les relations entre Téhéran et Washington continuent de se détériorer, et la communauté internationale observe avec inquiétude l’évolution de cette crise. Alors que les appels à la paix et à la diplomatie se multiplient, la voix de l’Iran à l’ONU souligne la difficulté de parvenir à un accord durable dans un contexte de méfiance et de conflits persistants.