Propagation du virus du Nil occidental : près de 120 cas recensés en France depuis mai

Le virus du Nil occidental, une infection transmise par des moustiques, continue de se propager en France. Selon un bilan de Santé publique France, près de 120 cas autochtones ont été identifiés depuis le début du mois de mai. Ce chiffre marque une augmentation significative par rapport aux années précédentes, illustrant l’expansion de ce virus sur le territoire hexagonal.

EN BREF

  • Près de 120 cas autochtones de virus du Nil occidental détectés en France depuis mai.
  • Des régions touchées pour la première fois, y compris l’Aude et la Seine-et-Marne.
  • Pas de vaccin disponible actuellement pour prévenir cette infection grave.

Au 21 septembre, Santé publique France a signalé 117 cas autochtones d’infection à virus West Nile, ce qui représente une diminution de 25 cas par rapport à la semaine précédente. L’année 2025 avait enregistré un record avec 62 cas entre mai et novembre, entraînant la mort de cinq personnes. Ce virus, qui était auparavant principalement localisé autour de la Méditerranée, connaît une expansion inquiétante à travers la France.

Les régions les plus touchées incluent Provence-Alpes-Côte d’Azur, Occitanie, Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire. Certaines de ces zones, comme l’Aude et la Seine-et-Marne, constatent des cas humains pour la première fois. Cette propagation soulève des interrogations sur l’impact environnemental et climatique sur la circulation du virus.

Le virus du Nil occidental est généralement asymptomatique ou peut provoquer des symptômes semblables à ceux de la grippe. Toutefois, dans environ 1 % des cas, il peut entraîner des complications neurologiques graves, potentiellement mortelles, en particulier chez les personnes âgées ou immunodéprimées. À l’heure actuelle, il n’existe aucune option de vaccination ou de traitement préventif pour cette infection.

Depuis le début de la saison des moustiques, environ 1 500 cas de virus du Nil occidental ont été identifiés dans seize pays européens. L’Italie (652 cas) et la Grèce (355 cas) se distinguent par le nombre élevé de cas signalés, selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). La propagation vers le nord de l’Europe s’explique par l’évolution des zones humides, les déplacements d’oiseaux migrateurs et les modifications environnementales favorisant la prolifération des moustiques vecteurs, exacerbées par le réchauffement climatique.

En parallèle, la France a enregistré 96 cas autochtones de chikungunya et de dengue depuis le début de mai, accompagnés de 562 cas importés. La situation rappelle l’importance de la vigilance face à ces infections, notamment dans un contexte de mondialisation et d’urbanisation qui facilite l’implantation du moustique-tigre, traditionnellement endémique aux régions tropicales et subtropicales.

La situation actuelle illustre les défis croissants liés à la santé publique, exacerbés par l’impact du changement climatique et la nécessité d’une surveillance renforcée des maladies vectorielles. Les autorités sanitaires continuent de suivre de près l’évolution de ces infections pour mieux protéger la population.