Olivier Becht, ancien ministre, annonce sa candidature à la présidentielle

Dans une déclaration exclusive à Paris Match, Olivier Becht, ancien ministre du Commerce extérieur sous Élisabeth Borne, a officialisé sa candidature à la présidence de la République. Peu connu du grand public, ce député du Haut-Rhin se dit déterminé à parcourir la France pour rencontrer les citoyens et défendre ses idées.

EN BREF

  • Olivier Becht se déclare candidat à la présidentielle après avoir visité 101 départements.
  • Il met l’accent sur son expérience politique variée pour se distinguer des autres candidats.
  • Becht prévoit de recueillir les 500 parrainages nécessaires d’ici mars 2027.

Âgé de 50 ans, Olivier Becht a entamé son parcours politique en tant qu’ancêtre de la République en marche avant de s’orienter vers une candidature indépendante. Sa campagne, qu’il décrit comme un véritable défi, reflète son engagement à s’opposer aux extrêmes qui, selon lui, prennent de plus en plus de place dans le paysage politique français.

« J’ai un fils de 14 ans et, avec ma femme, nous ne voulons pas qu’il vive ce que mes grands-parents ont vécu », affirme Becht, évoquant les guerres mondiales et l’impact historique sur les générations passées. Son discours, à la fois personnel et engagé, témoigne d’une volonté de changer les choses pour les futures générations.

Fort de son expérience de près de vingt-cinq ans dans la vie politique, Becht a occupé divers postes, allant de maire à ministre. Il se positionne en tant qu’homme de terrain, prêt à répondre aux besoins des Français. « Je connais ce pays, aujourd’hui bloqué, et ses habitants, après des milliers de rencontres », déclare-t-il, mettant en avant sa proximité avec la population.

Olivier Becht se distingue également par son positionnement politique, revendiquant un « extrême centre ». Il met l’accent sur la nécessité de réformes profondes, souhaitant « tout refonder » et proposant des mesures concrètes. Parmi ses propositions, il évoque l’importance de l’indépendance énergétique, la réduction du coût de l’électricité, ainsi que la simplification des normes administratives.

Pour faire entendre sa voix, Becht sait qu’il doit mobiliser des ressources financières et politiques. « Nous avons déjà des donateurs, mais il faudra plus, évidemment », précise-t-il. Il doit également rassembler les 500 parrainages nécessaires pour pouvoir participer à la course présidentielle. Reconnaissant que ce processus est semé d’embûches, il souligne : « Tous ceux qui vous disent ‘je les ai’ sont des menteurs, ce ne sont encore que des promesses de parrainage. »

En novembre, il prévoit de reprendre ses déplacements à travers la France pour rencontrer les citoyens dans les 235 sous-préfectures et échanger directement avec ceux qu’il qualifie de « naufragés de la République ». Sa stratégie est de porter son projet politique sans se ranger derrière un autre candidat, affirmant sa volonté d’être un acteur engagé et authentique.

Alors qu’il se prépare à entamer cette campagne, Olivier Becht donne rendez-vous à ses soutiens devant la mairie de Rixheim. Avec un plan d’action clair et des idées précises, il se lance dans cette aventure politique, déterminé à tracer son propre chemin et à apporter un nouveau souffle à la politique française.