Le 24 septembre 2026, Emmanuel Macron a répondu aux questions des Français lors d’un entretien diffusé sur TF1 et France 2. À quelques mois de l’élection présidentielle de 2027 et alors que son second mandat touche à sa fin, le président a abordé des sujets cruciaux tels que la flambée des prix du carburant, la situation en Ukraine et les éventuelles mesures gouvernementales pour apaiser la colère sociale.
EN BREF
- Emmanuel Macron aborde la tension en Ukraine et ses implications pour l’Europe.
- Le président exclut une baisse des taxes sur les carburants malgré la hausse des prix.
- Un nouveau mouvement social est redouté par le gouvernement à l’approche de la présidentielle.
Cette interview, la première depuis juin 2024, intervient dans un contexte de crise. Emmanuel Macron a déclaré que la situation en Ukraine reste préoccupante, évoquant la montée des tensions face aux actions de la Russie. Il a souligné que l’Europe est directement menacée par cette guerre, ce qui nécessite une vigilance accrue. « Aujourd’hui, il faut être très clair : pour la Russie, l’Europe est la profondeur stratégique de l’Ukraine parce qu’on aide l’Ukraine », a-t-il affirmé.
Concernant la hausse des prix des carburants, Emmanuel Macron a tenté de rassurer les Français en promettant que le pays « fait tout pour éviter les pénuries ». Il a précisé que les stocks de gaz sont en cours de reconstitution, avec un objectif d’atteindre 80 % de capacité dans les semaines à venir. En revanche, il a fermement rejeté l’idée de baisser les taxes sur les carburants, considérant qu’une telle mesure ne serait pas cohérente avec la politique budgétaire actuelle.
« Si vous baissez les taxes, vous aidez tout le monde. C’est plus intelligent d’aider les gens qui en ont le plus besoin », a-t-il ajouté, soulignant que le gouvernement s’efforcera de trouver des solutions pragmatiques pour soutenir les plus vulnérables. Le président a également évoqué la possibilité d’un geste supplémentaire de l’État si les prix des carburants devaient continuer à grimper.
Dans un contexte de mécontentement croissant, Emmanuel Macron a été interrogé sur le risque d’un retour à des mouvements sociaux similaires à ceux des Gilets jaunes, qui avaient marqué le début de son mandat. Il a reconnu que la colère des Français est légitime, mais a plaidé pour une approche axée sur l’amélioration des conditions de vie plutôt que sur des manifestations massives. « Pour moi, la réponse reste d’améliorer les choses », a-t-il déclaré.
Le président a également insisté sur la nécessité de maintenir la stabilité politique, affirmant qu’une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale, comme celle de 2024, serait « mauvaise pour le pays », à huit mois de la présidentielle. Cette déclaration reflète une volonté de garder le cap, en dépit des turbulences actuelles.
À l’approche de cette échéance électorale, Emmanuel Macron a réaffirmé sa détermination à accompagner les Français face aux défis économiques, notamment en matière de carburants. Il a également mentionné des mesures de soutien telles que la prime carburant et le chèque énergie, totalisant 450 millions d’euros, pour atténuer les effets de la crise.
Enfin, le président a écrit à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, pour demander des initiatives de soutien à l’échelle européenne, soulignant l’importance d’une réaction collective face à la crise énergétique.
En somme, cette interview d’Emmanuel Macron met en lumière les défis auxquels il fait face à l’aube de la présidentielle. Les choix politiques qu’il opérera dans les prochains mois seront déterminants pour l’avenir de son mandat et la réponse aux préoccupations des Français.